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    Peuple
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    Kajira Fend-les-Brumes - le Mer 4 Juil - 17:11
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    - Kaaaaajiraaaaaaa ?

    Je n’ai même pas besoin d’entendre la fin de mon nom. Le premier son me suffit pour savoir exactement ce qui va suivre : Lie-les-Etoiles va moduler ses notes pour créer un appeau, et je vais céder. Je cède toujours.

    - J’ai besoin de toiiiiiiii.

    Allons bon. Si ma femme le demande, qui suis-je pour refuser de venir jusqu’à elle, à part la personne qui essaie de finir de nettoyer le bain de vapeur avant que nous n'accueillons les premiers clients ?
    C’est exactement ce que je faisais, ce que j’arrête pour retourner à l’entrée de l’établissement. Il y a un petit comptoir là, une table et des coussins sur les tapis multicolores. C’est là où on fait rentrer les clients, où on échange quelques heures de détente contre monnaie sonnante et trébuchante. J’ai pris soin de faire décorer impeccablement l’antichambre pour mettre de suite les invités dans l’ambiance qui me semble indispensable pour des bains privés.
    Le calme.
    La volupté.
    Le…

    - Kaaaaaaaj !

    … Le cri de ma femme donc. Vu l’heure, il doit s’agir de clients venant chercher des produits. Je ne monnaie pas que du temps dans la vapeur et les huiles essentielles, j’ai assez de savon noir et d’huile d’argan pour en revendre de petites quantités à qui le voudrait. C’est un revenu supplémentaire qui je ne néglige pas, même lorsqu’il me court sur le haricot comme maintenant.
    Enfin, trève de réflexions, action. Je sors de la vapeur brûlante, traverse agilement la salle centrale sans tomber dans le grand bain frais, parcours les couloirs pleins de niches dans lesquelles les gens de passage déposent leurs affaires, ignore l’alcôve dissimulant des tables habituellement couvertes de boissons et de pâtisseries, et enfin je pousse un rideau.
    Et j’arrive dans l’entrée.

    Rajah est là avec deux personnes que je salue distraitement de la tête. Je dois d’abord savoir ce qu’on me veut et après, je ferais preuve de politesse. Il faudra juste attendre quelques instants.
    Le temps de poser mon front contre celui de la grande dame à la peau plus mate que la mienne, aux cheveux noirs en tresses lourdes, au profil de reine.

    - Salut.
    - Salut toi-même. Des clients. Je dois retourner à la maison.
    - Oui madame.


    Elle s’éloigne un peu de moi pour retourner vers les inconnus et je peux les détailler pendant qu’elle leur annonce qu’elle les confie à Fend-les-Brumes, elle vous servira bien mieux que moi.
    Une magnifique moustache et des yeux clairs. Des cheveux roux et une bonne carrure. Et… Hey, non, j’avais encore des choses à observer… Bon, je n’ai pas le choix si le dos de celle qui les a accueillis disparaît par la porte et me laisse là à tenir la boutique.
    Inspiration. Sourire.

    - Bienvenue aux bains ! Que puis-je pour vous ?

    Je ne sais pas trop de quoi j’ai l’air, mais je ne pense pas que “la personne tenant la boutique” en fasse partie. Pas alors que je sens la sueur et la vapeur condensée couler au bout de mes cheveux jusque dans mon dos et que je ne porte en tout et pour tout que mes bijoux.
    Ca ne m’empêche pas d’être réellement la personne en charge. Ou de reprendre mes réflexes commerçants.

    - Je suis Fend-les-Brumes, à votre service.

    Voilà, présentations finies, maintenant on répond à mes questions. J’ai encore des carreaux à récurer après, moi.
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    Clan
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    Mahyar Langue-de-Miel - le Jeu 5 Juil - 14:31
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    La chaleur est accablante. Le soleil écrase les rues de Shurug et chauffe à blanc les pavés. Mahyar regrette déjà d'avoir choisi de sortir en ce plein midi. Machinalement, il tire sur la capuche de la cape fluide qui le protège un peu de la brûlure. Derrière lui, Shamhat suit sans trop savoir où ils vont. Mahyar a exprimé l'idée d'aller "faire quelques courses", tâche fort prosaïque pour laquelle il aurait pu envoyer un servant mais... Allez savoir pourquoi est-ce qu'il avait envie de sortir un peu de la villa. Il y tournait en rond sur des peines et des blessures à vif. Celles de son corps sont moins ouvertes à présent que celles de son coeur. Marcher un peu allégeait l'âme mais le plein soleil accablait le corps et les pauvres yeux aveuglés de clarté.
    Pourquoi aussi avoir choisi Aime-les-Lois parmi tous ses esclaves pour le suivre dans son marché ? Pourquoi pas après tout ? Il n'eut plus guère l'occasion de passer du temps avec le gladiateur depuis qu'il l'a acquis sur un coup de chance autant que grâce à l'orgueil de Fidèle-aux-Promesses. Beaucoup de choses se sont précipitées et ont privé Mahyar de son habituelle routine de vieux célibataire bientôt quarantenaire (dont non la moindre : le retour de Zihya dans sa vie).

    Ainsi, Mahyar passa par le marché, flânant entre les étals, suivi de l'impressionnant gladiateur à couettes. "Merci de m'accompagner." Fit gentiment l'aîné, tout en s'arrêtant devant des bijoux, qu'il examina un petit moment avant de reprendre sa route, jusqu'à tomber sur un étal proposant des fards en tout genre. le voilà en pâmoison. Ses yeux étirés d'or et de noir se plissent de ravissement en tombant sur un fard d'un étonnant vert scarabée aux reflets profonds. "Que c'est joli !" Fait le Shamshu en hésitant un peu. "Mais est-ce que cela m'irait au teint ? Qu'en penses-tu Aime-les-Lois ?" Il se tourne dans un mouvement un peu maniéré vers le gladiateur - il est presque absolument certain que le roux n'y entends absolument rien dans l'art délicat du maquillage mais il ne veut que le taquiner. Finalement, conquis par la couleur, il l'achète au marchand enthousiaste - non sans renouveler un peu son stock de khôl. Le soleil rend la marche pénible, avec la foule. Quelle idée de sortir en pleine journée !

    Le Souillé souffre mais n'en montre rien, malgré ses yeux qui peinent à faire le point. Soudain une devanture attire son attention. Un hammam et bains privés ? L'idée devient tentante sinon obsédante pour le pauvre corps qui se déshydrate douloureusement. Sans avoir rien prémédité en vérité, voilà donc Mahyar entraînant Shamhat par le poignet dans les lieux, non sans un regard absolument suppliant. Après la chaleur, l'intérieur lui semble frais et Mahyar exhale un discret soupir, accueilli aussitôt par une femme charmante qui leur demande de patienter quelques instants, qu'elle va appeler celle qui va les servir.

    Celle qui va les servir paraît donc, toute parée de sueur et de bijoux. L'embaumeur a un instant de flottement où il se souvient qu'il n'a pas que des soucis et que cette Ninlil là est diablement appétissante, comme une pâtisserie au miel. Aussitôt, Mahyar retrouve son aplomb social, rejette le capuchon de sa cape devenue inutile à l'ombre agréable qui repose ses pauvres yeux.
    "Enchanté, Fend-les-Brumes." Dit-il avec courtoisie. "Je suis Langue-de-Miel et voici Aime-les-Lois." Présentations faites, il enchaîne aimablement. "Je t'avoue être entré par pur hasard. Je profiterais volontiers de ton établissement." Il lui sourit sous sa moustache, pose sur Shamhat un regard malicieux et ajoute à l'adresse de ce dernier : "Cela nous ferait du bien, n'est-ce pas Aime-les-Lois ?" Sous entendu à peine voilé : viens avec moi. Le maître a ce sourire de chat, empli de malice, et son regard annonce clairement que ce ne sera guère négociable. A vrai dire, il a surtout besoin de se reposer un peu. La chaleur ne lui permettrait pas de supporter aisément le voyage du retour jusqu'à la villa. Autant en prendre son partit.


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    Esclave
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    Shamhat Aime-les-Lois - le Lun 9 Juil - 11:09
    http://kurkigal.forumactif.com/t61-shamhat-crois-tu-quon-vive-eternellement#167 http://kurkigal.forumactif.com/t70-shamhat-quand-on-aime-on-ne-compte-pas-et-vous-ne-comptez-pas-pour-moi#208
    L'esprit commerçant
    La pudeur se cache derrière notre sexe.
    Blood and sand - Aime-les-Lois plissa les yeux, la main en visière au dessus de son regard sombre pour se protéger du soleil cuisant monté à son zénith qu'affrontaient son maître et elle en louvoyant entre les badauds qui traversait le marché. Ces derniers jours avaient été plutôt mouvementés pour un peu tout le monde et le gladiateur avait quitté les quartiers de Fidèle-aux-Promesses pour devenir l'esclave de ce diable d'homme de Langue-de-Miel qui l'avait gagné elle et Hure-Féroce sur un véritable coup de théâtre ; elle ne s'ne plaignait pas, apprenant doucement à apprivoiser le fils qu'elle venait de retrouver à la villa où elle vivait à présent. Les premiers temps furent compliqués : elle était l'idole que lui avait vanté Fidèle-aux-Promesses, mais pas un père exemplaire car à la fois maladroit et trop dur. Son fils, découvrant le caractère tiède et rigoureux de Shamhat, s'était un peu renfrogné : "t'es nul, on peut rien faire avec toi !" avait grogné l'enfant en tournant les talons pour partir bouder, laissant son père démuni comme si c'était lui, le petit garçon de huit ans. La rousse décida de jouer la carte de la patience et laissa l'affaire se tasser, suivant les ordres de son maître et l'accompagnant au marché.

    Il y avait du monde comme d'habitude mais Shamhat allait souvent faire les achats de son ancien maître et ne s'en trouva pas déboussolée. Cheminant silencieusement derrière Mahyar, elle portait une simple tunique rouge en coton, la taille serrée par un balteus en cuir orné d'une tête de lion. Elle n'était pas sortie sans glisser une petite hache dans sa ceinture, contre son dos ; après tout demeurait-elle un gladiateur mais également un garde-du-corps. On ne savait jamais avec Langue-de-Miel. L'esclave suivait son maître sans rien dire, avec cette docilité que l'homme avait appris à lui reconnaître et elle hocha de la tête sans vraiment avoir d'avis à chaque question qui eurent le don, en effet, de la mettre aussi mal à l'aise que si elle entrait dans une parfumerie avec une femme. Mahyar était coquet et vivait dans un monde qu'elle-même n'avait jamais même effleuré du bout des doigts. Au contraire de nombre de gladiateurs, Shamhat ne se rasait pas car elle n'en voyait pas l'intérêt. Elle demeurait propre et sobre mais ne faisait pas d'effort de présentation au-delà des choses communes bien qu'elle portait étrangement les cheveux longs, par goût personnel. Lorsque son maître la remercia, Aime-les-Lois n'eut qu'un hochement d'épaule et un roulement d'yeux, comme si la chose était normal et qu’elle n'avait fait qu'obéir bien que dans le fond, elle était simplement contente de pouvoir passer un moment avec son maître depuis la fin de la tempête. Elle se garda pourtant bien de le dire, pudique sur ses ressentis.

    Ils s'arrêtèrent devant les bijoux et les fards, un domaine complètement étranger de la très rustique Shamhat qui ne possédait rien d'autre que sa hache et deux trois babioles, mais certainement pas des bijoux ou du parfum. Son ancien maître avait essayé de la parfumer pour la préparer quand il lui trouvait des clients, mais l'odeur virait toujours sur sa peau car elle avait naturellement une odeur corporel très présente. Ça n'avait pas été très concluant et elle s'était sentie comme "diminuée" par la manœuvre "féminisante" ; et oui, Shamhat avait ses complexes d'enlil shu'aru. Repoussée par tout ce qui semblait de près ou de loin lié au Beau Sexe, le gladiateur ne sut quoi répondre à son maître et serra les dents, la tête rentrée en arrière comme s'il lui montrait du crottin de chèvre. Elle se frotta bêtement l'arrière de la tête en lui répondant poliment, mais très maladroitement : "j'en sais trop rien, maître... p-peut-être...", quand il lui demanda son avis. Elle put échapper à un nouvel interrogatoire sur l'esthétique alors que Mahyar découvrit une enseigne au fond d'une petite rue, bien cachée. Des bains et un hammam... la rousse plissa les yeux mais comprit qu'avec la chaleur, son maître aurait sûrement besoin de se relaxer ; elle ne pouvait que le comprendre, mais craignait de devoir l'accompagner dans sa détente : elle n'avait pas envie de se montrer nue à lui, comme elle ne voulait paraître nue devant personne. Elle se laissa cependant entraîner, car elle était obéissante et pragmatique : il faisait putain de chaud.

    Ils entrèrent dans l'établissement et furent reçut par une jeune femme qu'Aime-les-Lois toisa de toute sa grande taille, plissant les yeux ; ce ne serait pas elle qui s'occuperait d'eux mais une certaine Fend-les-Brumes. Glissant les mains dans l'avant de son balteus comme elle l'avait pas de poche, le gladiateur attendit silencieusement l'arrivée de la servante de bains; bien campé sur ses sandales. Elle inspira l'odeur fraîche et humide des lieux, contrastant avec la chaleur du dehors qui avait déjà achevé de faire rouler la sueur sur son cou épais, sa tunique collant à son dos en une marque d'un bordeaux sombre. L'air un peu ennuyée - elle avait toujours l'air ennuyée - la rousse vit alors paraître celle qui les assisterait et elle ouvrit de grands yeux surpris, la bouche ouverte sur une expression absolument stupide, mais presque touchante : quel bel homme, cette femme ! Sa fine barbe encadrait un visage régulier et très viril, et son corps était uniquement paré de bijoux et de gouttes d'eau ; Shamhat aimait les hommes épais et carrés, avec de la pilosité. Des hommes solides et très masculins et cette ninlil shu'aru la mit instantanément mal à l'aise car elle était littéralement tout ce qu'elle aimait chez un homme, le genre féminin en moins. Troublé,e l'esclave piqua un violent fard et baissa les yeux sur ses sandales, apparemment pudique et timide malgré son allure d'armoire.

    "Ehm... l.. la paix soie s-sur... t... toi...", salua le gladiateur comme un adolescent rougissant.

    Un instant plus tard, elle tourna étrangement les talons pour se retourner et n'offrir que son dos à la nouvelle venue, cramoisie et désireuse de rester décente et de ne pas avoir le regard baladeur. Comme à son habitude, Shamhat avait cet art de mettre les pieds dans le plats avec des actions visuelles qui prouvaient les sentiments qu'elle essayait toujours de cacher.

    "O-oui maitre !", répondit-elle un peu brusquement à Langue-de-Miel, la tâche sombre de sueur dans son dos s'élargissant encore un peu plus sous le poids de la gêne.
    code by bat'phanie


    Force et Honneur
    « Adieu mon amour ». Il ne le dit pas. Il n'y a pas de place pour la douceur... pas dans l'arène. Il n'y a pas de place pour la faiblesse. Seuls les hommes durs et forts peuvent se dire gladiateurs. Seuls les hommes durs... Seuls les hommes forts.
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    Peuple
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    Kajira Fend-les-Brumes - le Mar 10 Juil - 17:25
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    D’accord, d’accord, je commence à comprendre les nouveaux clients. Il y a Langue-de-Miel, sociable pour deux, qui ne montre pas de malaise en me fixant. Et il y a Aime-les-Lois pour la caution timidité. Ou gène. Je ne sais pas, je ne veux pas savoir en fait : si les couettes rousses refusent de me fixer en face je ne veux vraiment pas en savoir les raisons. C’est beaucoup plus facile de juste accepter les humeurs des autres, j’ai bien appris la leçon, je ne vais forcer personne à me regarder dans les yeux. Couettes peut être tranquille.
    Donc c’est parti pour se concentrer sur la moustache. Est-ce qu’elle est entretenue tous les matins ?
    Non, allez Kajira, on se remet en place. C’est des clients.

    - Je suis encore en train de nettoyer le bain de vapeur mais…

    J’entends presque la voix de ma femme me trotter dans la tête, me rappelant que l’esprit commerçaaaaant existe. Je devrais en savoir quelque chose, c’est mon établissement après tout… Mais j’aime bien qu’il soit parfait pour accueillir du monde. Et là il manque peut-être dix minutes de récurage pour que ce soit le cas.
    Je joue un peu avec mes bagues pour me décider, et finalement ça va. Je sais ce que je peux proposer. Je lâche les bagues, j’agite le bras vers les rideaux cachant le reste des pièces.

    - Vous pouvez entrer.

    Le temps que les clients se déshabillent, qu’Aime-les-Lois arrête de rougir comme une pomme bien mûre, j’aurais dix fois le temps de finir de nettoyer mes carreaux. Au pire si ce n’est pas le cas, hé bien ils seront au courant et ils ne s’offenseront pas de me voir trimer. Superbe plan, moi-même.

    Plan qui implique donc que je guide les braves gens à l’intérieur. Je passe par les rideaux et reprend à l’inverse le chemin effectué quelques minutes avant. Je sais que j’ai l’assurance de la personne à qui appartiennent les lieux, les épaules bien hautes assorties du pas conquérant. C’est que c’est ma fierté, ces bains -une de mes fiertés en tout cas.

    - Vous pouvez poser vos affaires là.

    Je tapote une des niches dans le mur pour bien exprimer l’idée, puis j’applique mon sourire le plus neutre, poli, gentiment commerçant sur mes lèvres. J’ai juste besoin d’en faire un autre, je sens mes lèvres qui ont envie de se barrer sur le côté pour jouer la malice. Mais non. Ce serait malpoli avec des invités qui ne sont pas des habitués.

    - Tu vas voir, Aime-les-Lois, la vapeur détend vraiment les muscles.

    Oui, bon, c’est bas. Mais les épaules aussi tendues ça appelle juste à la gentille moquerie !

    - Il y a aussi un grand bassin frais, avec ce temps ça ne peut pas te faire de mal.

    Ca c’est pour Langue-de-Miel. J’ai bien compris que la moustache est la voix de ce drôle de duo, autant m’adresser directement à la personne qui ne pique pas un fard quand je rentre dans la pièce.

    - Des bassins plus chauds sur les côtés. Une porte pour sortir dans le jardin. Et je peux te proposer des soins, si tu en as envie. Massages, savon noir, à peu près ce qui peut te passer par la tête.

    Retour des doigts agités un peu devant moi, pour bien montrer que j’ai de grandes mains mais qu’elles sont assez agiles pour faire sauter tous les noeuds musculaires qui croisent ma route. C’est bon, c’est assez tentant comme ça ?
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    Mahyar Langue-de-Miel - le Jeu 12 Juil - 16:08
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    L'endroit est propre et bien entretenu. Luxueux sans trop en faire et Mahyar semble un moment absorbé dans ses pensées en observant Shamhat s'agiter, tout gêné de l'entrée en scène de cette belle femme à la barbe impeccable. A vrai dire, l'apparence du tenancier n'est pas dans ses préoccupations de l'instant puisqu'il essaye de se concentrer sur Aime-les-Lois. Est-ce que ce dernier le déteste encore ? On dirait qu'il l'ennuie et Mahyar s'en peine un peu. Ce n'était sûrement pas une bonne idée de lui demander de l'accompagner : le gladiateur devait encore lui en vouloir et ce serait même légitime. Ne l'a-t-il pas arraché à sa vie sur une caprice, motivé seulement pas une confidence ? Il aurait pu lui demander son avis. Non, à la place, il a soigneusement ruiné sa vie pour parvenir à le tirer d'un panier de crabes certes, mais un panier familier.
    Oui, Aime-les-Lois le déteste très certainement et Langue-de-Miel le comprend.
    A voir les rougissements de pucelle de ce grand gaillard d'esclave, Mahyar reconnaît la gêne d'un homme auquel un autre plait. Cette pudeur adolescente est mignonne à observer et il s'en délecte en silence, ses yeux pétillants de malice. A voir Shamhat se tourner dans un élan de pudibonderie et de gêne, le noble étouffe un petit gloussement entre ses doigts. En un autre temps, il aurait profité de cette timidité naïve mais... Plus maintenant. Cependant, il est aisé de s'en amuser.

    "C'est gentil de nous laisser entrer. Il fait fort chaud et ma villa est loin." Dit Mahyar, sociable jusqu'au bout des pattes d'oies qui plissent son aimable regard tandis qu'il sourit, emboîtant le pas au propriétaire. Il suit sagement, les mains derrière le dos. "Le bassin sera merveilleux." Ajoute-t-il.
    De l'eau fraîche... Son corps soumis à la chaleur caniculaire ne pourra que s'apaiser alors. Les branchies sur ses côtes s'entrouvrent un instant inutilement à la pensée de l'eau, puis se referment. Les vêtements les cachent heureusement. Il songe un moment à ces mutations trop visibles : il faudra bien se dénuder. La pudeur est un sentiment nouveau qu'il déteste instinctivement, homme de liberté physique. Les marques de sa Souillure sont évidentes à présent et cela le mine profondément, derrière le sourire de façade qu'il offre à Fend-les-Brumes. "Tu as des serviettes ? Je doute qu'Aime-les-Lois apprécie de m'accompagner en étant nu."

    En parlant d'Aime-les-Lois et de son malaise, Mahyar s'excuse un instant auprès du gérant et se rapproche de son esclave, plantant son regard dans le sien, cherchant les prunelles du gladiateur. "Tu sais... Tu n'es pas obligé de passer du temps avec moi, si je t'ennuie ou que tu m'en veux encore." Il chuchote cela et, gentiment, sourit sans jamais faiblir. "Je comprendrais que tu préfères rentrer. Je ne veux pas t'imposer ma présence après tout ce que je t'ai fait. J'ai juste pensé que..." Il marque une petite pause, s'humecte un peu les lèvres du bout de la langue. Une seconde, les yeux fatigués semblent tristes. "Que nous pourrions passer un peu de temps ensemble car nous n'avons pas pu le faire pendant toutes ces semaines depuis que je t'ai acquis. Je me suis dis que si nous prenions le temps de nous connaître, tu me détesterais moins. Mais tu as le droit de rentrer, si tu le désires."
    Puis, se détachant de Shamhat après une brève - très brève - caresse sur le poignet de ce dernier, Mahyar s'éloigne et récupère son masque mondain. Il est de nouveau homme de sourires et d'amabilité, se lissant la moustache avec intérêt en écoutant les propositions du chaland.

    La mention des massages fait brusquement pétiller les yeux et illumine le visage de l'embaumeur comme celui d'un gamin devant un jouet. "Tu m'intéresses ! Cela fait des mois que je n'ai pas eu l'occasion de me faire masser." Il a un rire aimable et serein, avant de continuer, badin : "Je suis plus noué qu'un vieil arbre ! Bientôt il me poussera des racines !" Puis, il ajoute encore : "Cependant, chaque chose en son temps. Fais ce que tu as a faire avant, j'ai le temps. Je profiterais de ton bain de vapeur."
    Son regard se pose sur Shamhat, qui n'est toujours pas partit, en une interrogation silencieuse puis, avec un sourire, il lui tend la main dans un geste gracieux. "Est-ce que tu te joins à moi Aime-les-Lois ?"

    A vrai dire, il ne veut pas forcer son gladiateur. Juste peut-être retrouver un peu de la complicités des débuts, lorsqu'il était encore son mécène. Il ne veut pas d'esclave qui le suive par dépit mais par dévotion et cela ne s'achète pas en se montrant injuste ou égoïste. Le roux est libre de partir, tant s'il ne peut supporter de passer du temps avec celui qui a trahit sa confiance qu'avec une si jolie femme visiblement à ce point à son goût.


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    Shamhat Aime-les-Lois - le Dim 29 Juil - 12:14
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    L'esprit commerçant
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    Blood and sand - Aime-les-Lois ne savait plus où se mettre, le rouge aux joues, tournant le dos à l’assistance pour paradoxalement tenter de cacher son embarras en ne faisant que le souligner. Croisant les bras sur son torse en essayant de prendre une expression digne, le gladiateur n'avait guère l'air que d'une andouille timide qui se renfrogna encore plus en entendant les quelques gloussements pourtant légitimes de son maître, grinçant des dents. La patronne des bains les autorise cependant à entrer malgré tout et la rousse pousse un long soupir, mêlé de l'envie de se délasser à l'aversion de l'intimité que signifiait les bains ; c'était paradoxal, mais le gladiateur était une personne compliquée. Comme le disait Langue-de-Miel : il faisait chaud et la villa était fort loin. Elle baissa les bras en signe de défaite, un peu de mauvaise foi comme à son habitude. Shamhat pivota alors lentement pour suivre le groupe, le regard baissé sur ses sandales et le sol marbré pour éviter de fixer de manière inconvenante l'arrière-train de la propriétaire des lieux qui se trouvait devant eux, ouvrant la marche sur les niches où ils pourraient déposer leurs affaires. Langue-de-Miel suivait Fend-les-Brumes, et Aime-les-Lois, comme un bon esclave obéissant, suivait son maître ne fermant la marche.

    Elle se troubla que la jeune femme lui adresse directement la parole, serrant les lèvres en piquant un fard sans vraiment savoir quoi lui répondre, prise d'un haut-le-corps de surprise parce qu'elle se trouvait dédiée à ses pensées alors que la patronne lui parla de la vapeur. La rousse se frotta simplement l'arrière du crâne avec un air tout penaud, cherchant ses mots.

    "J... j'ai l'air si tendu qu'ça ?", ricana l'enlil shu'aru, se moquant gentiment de lui-même en reconnaissant qu'il manquait de subtilité.

    Par les foudres de Dingir, qu'elle ne remarque pas qu'elle l'avait regardé. Aime-les-Lois déglutit de manière sonore et laissa les deux personnes échanger entre elles sur les bains frais, les massages, le savon noir et tout ces trucs que Shamhat voyait plutôt réservé aux plus aisés, et surtout aux gens libres. Elle ne s'était jamais que lavé dans les bassins communs de l'arène, avec les autres gladiateurs, avec un savon pour quatre. Lorsque Fend-les-Brumes évoque "tout ce qui pourra te passer par la tête" à son maître en remuant les doigts, de nouvelles pensées peu sages mirent l'esclave mal à l'aise et elle croisa à nouveau les bras sur son torse, pour se donner de la consistance, fermant les yeux. La sueur qui imprégnait sa tunique lui brûlait la peau, au niveau du dos et du torse, marquant d'un bordeaux visible le tissu rouge. Elle avait ce problème de sentir naturellement fort lorsque transpirait et savait que ce n'était agréable pour personne, donc se baigner serait réellement salvateur, elle le savait bien.

    "Maître ! ... j’ai pas b'soin de serviette, j'suis plus un gamin !", vociféra l'esclave à l’adresse de Mahyar en bombant le torse, "j'irai comme ma mère m'a fait !"

    Elle voulu avoir l'air stable et mature, mais en réalité elle aurait préféré avoir une serviette ; cependant cela mettait un peu à mal sa virilité face à son maître et une inconnue, mais la question n'était pas là. Un homme ne montre pas sa crainte, il n'a pas peur de choses aussi stupides. Shamhat inspira par les narines, les dilatant avec un air bête en essayant d'avoir l'air de ce qu'elle voulait être : un home inflexible. Au mieux elle avait l'air d'un idiot. Voyant Mahyar la prendre à part, la rousse craignit d'avoir mal agi quelque part et se prépara a des réprimandes qui ne virent pas, malgré le regard planté dans le sien qu'elle n'osa pas soutenir, par habitude. Il lui parla gentiment comme à son habitude, lui laissant le choix sur ce qu'elle devait faire. Shamhat ne sut quoi lui répondre, peu habituée à avoir un maître qui lui laissait le choix. Mais Langue-de-Miel était visiblement - et elle le savait bien - concerné par les états d'âmes de son esclave. Elle aurait voulu sourire et le rassurer, le remercie,r mais rien ne vint à part un nouveau fard, la laissant rouge pivoine.

    "Je ne t'en veux pas, c'était même finalement stupide de t'en vouloir", commença le gladiateur en parlant assez vite, gênée de revenir sur le sujet, "le passé c'est le passé, tu m'as sauvé la vie. Je ne te détesterai jamais, maître. N'en parlons plus et apprenons à nous connaitre... même si ça passe par être tout nus l'un en face de l'autre."

    Elle n'était pas vraiment douée pour exprimer ses sentiments et n’aimait pas le faire, aussi ce fut tout ce qu’elle dit. Elle se troubla cependant de la brève caresse de son maître, le regardant s'éloigner pour reprendre le fil de la discussion et le suivre sans dire un mot. Son attitude était clairement celle d'un esclave, en retrait poli par rapport à son maître, ne prenant pas le pas sur lui dans la discussion. Elle sourit un peu aux dires de Mahyar sur le fait d'être noué :

    "Tu parles comme un vieil homme", elle lui sourit gentiment pour lui prouver qu'elle allait plaisanter, "je viens, je viens, puisque tu insistes. Mais c'est pas comme si ça m'était vital, hein", la mauvaise foi maladroite incarnée : ça se voyait qu'elle avait envie de se baigner.

    Son regard osa se tourner vers Fend-les-Brumes car elle se sentait impolie de ne pas lui parler, cherchant quelque chose à dire sans vraiment trouver quoi que ce soit d'intéressant, préférant rebondir sur les services offerts : la ninlil n'en avait surement rien à faire des discussions qui ne portaient pas sur le travail avec des clients, autant lui épargner de l'ennui. Un détail lui revint cependant, tout d'un coup :

    "Heu, comment ça des massages ?"
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    « Adieu mon amour ». Il ne le dit pas. Il n'y a pas de place pour la douceur... pas dans l'arène. Il n'y a pas de place pour la faiblesse. Seuls les hommes durs et forts peuvent se dire gladiateurs. Seuls les hommes durs... Seuls les hommes forts.
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    Kajira Fend-les-Brumes - le Dim 5 Aoû - 16:06
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    Ben oui, c’est gentil de laisser rentrer des clients, c’est pas du tout parce que si ma femme me surprend à les laisser retourner chez eux je peux dire adieu à ma peau. Elle serait capable de m’éplucher comme une orange si je ne fais pas attention… Métaphoriquement. Littéralement il ne faut pas abuser, elle n’est absolument pas du genre à peler un humain. Elle me botterait juste salement les fesses.
    J’y ai déjà eu le droit et ce n’est pas une expérience que je veux reproduire. Et puis franchement, ça ne me dérange pas de faire venir des personnes à l’intérieur pendant que je nettoie tant qu’elles ne vient m’ennuyer dans mon travail. Je fais confiance à Moustache et à Couettes pour ça.

    - J’ai des serviettes oui, je t’en ramène. Si ça t’aide à te détendre...

    J’ai même des pagnes pour pudiques. Et de très jolis petits chaussons pour les personnes qui auraient peur de glisser sur le bord du bassin. C’est un peu triste d’aller aux bains pour continuer de porter des vêtements mais hé, qui suis-je pour forcer des personnes à se déshabiller ? Je ne suis pas noble, ni prêtre, alors mon autorité se limite vaguement à mes enfants. Et encore.
    Sauf que voilà, Aime-les-Lois décide de profiter de l’établissement comme il se doit. Et je dois avouer que ça me fait plaisir. Je ne peux pas m’empêcher de sourire un peu fièrement, parce que la pudeur est une vacherie difficile à surmonter, que je trouve ça normal d’encourager quelqu’un qui essaie de lui faire la nique. Même si ça a l’air d’être pour ennuyer son maître.

    - Pas de serviettes alors.

    Je corrige tout doucement et je me détourne le temps qu’ils discutent. C’est pratique : j’ai assez de temps pour me souvenir de choses sur eux. Deux hommes donc, un esclave, un riche. Facile.
    Et… Retour au travail, ils ont arrêté de parler. Gentil sourire commerçant bien en place, bras dans le dos, on a qu’à attendre que tout ce petit monde soit en tenue de naissance avant de retourner travailler, au cas où ils ont des questions sur les bains ou sur autre chose. Non vraiment, j’aime bien parler de tout et de rien. Mais je veux bien qu’ils ne me connaissent pas et que discuter de choses privées avec moi ne leur vienne pas en tête.

    - Des massages comme…

    Je fronce les sourcils, je m’arrête après avoir à peine commencé à parler. C’est quoi comme question ça ? Des massages comme des massages ! Il n’y en a pas deux-cent sortes non ? Aime-les-Lois n’a jamais, jamais été massé ? Je cherche du regard Langue-de-Miel pour trouver la réponse auprès de lui mais c’est clair que si je ne formule rien, je vais juste avoir une tête d’oiseau de nuit un peu perdu.

    - Comme mes mains, de l’huile et…

    D’accord ça devient n’importe quoi. Pourquoi je rougis ? On se reprend !

    - Je peux masser pour détendre et masser pour réveiller. Enlever les douleurs. Transformer les vieux arbres en jeunes pousses.

    Bon là d’accord, c’est la licence poétique. J’ai jamais massé d’arbre.

    - C’est un établissement familial alors j’ai de l’expérience avec tous les âges, toutes les occupations. J’ai même des prêtres qui viennent.

    Moitié-prêtre, moitié-géant plus exactement, pour celui auquel me fait penser le corps musclé de Couettes. Ses muscles à lui doivent être intéressants à manipuler… Non mais. Kajira. Concentration.

    - Bref, des massages comme ça te fait envie. Mais avant ça il faut vraiment que je vous laisse pour finir mon nettoyage, sinon ça ne sera jamais fait.

    Voilà, excellente porte de sortie. Bravo moi-même pour cette improvisation.
    Je profite de ma propre ouverture pour m’éclipser derrière l’autre rideau, celui qui sépare le couloir des bains, et traverser toute la pièce pour me réfugier au milieu de la vapeur avec ma fidèle brosse. Je tends l’oreille au cas où il y aurait un soucis mais franchement, ma concentration est plutôt sur les éventuelles traces qui se cacheraient entre les carreaux du mur plutôt que sur les discussions de mes deux clients.
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    Mahyar Langue-de-Miel - le Lun 6 Aoû - 0:21
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    Mahyar observe et s'amuse des embarras de ce grand échalas tout en muscle - ils font la même taille, ironiquement - et se retient de rire quant à cette espèce de pudibonderie faisant écho à la pire mauvaise foi de Shurug. Voir Aime-les-Lois agir sous le coup de cette fierté masculine mal placée était aussi savoureux que de le voir rougir si furieusement en face de cette femme dont la barbe faisait tout le charme.

    Le regard du noble se plisse de malice et il soupire en secouant doucement la tête. Pas de serviette, donc. Vraiment ? Il grince un peu des dents face à cette toute nouvelle part de lui qui répugne à se montrer quand il n'a jamais ressentit la moindre gêne à ce sujet. La Souillure creuse peu à peu un écart épuisant entre les autres et lui-même. Finalement, Mahyar se résigne et demeure silencieux, souriant, tranquille.
    A vrai dire il est surtout heureux que le gladiateur ne lui en veuille pas et cela rassure ce pauvre coeur empli en ce moment d'incertitudes. Il n'est pas sûr de pouvoir supporter la haine des autres en ces heures troubles pour lui. Il n'en montre rien, évidemment, en dehors d'un sourire indulgent qui fait pétiller les yeux clairs d'une joie sincère. Quant au fait d'être nus en compagnie l'un de l'autre, Mahyar réprime un léger rire et assène gentiment : "Il y a pire moyen de faire connaissance."

    L'embaumeur prend donc le temps de se dévêtir, retirant ses vêtements très simplement, avisant que son corps ne le trahisse pas - fermées, les ouïes sont comme une fine ligne entre deux côtes, tout juste visibles, semblables à deux fines cicatrices symétriques. Seuls restent donc les nombreux piercings d'or sur la peau sombre et l'homme retrouve la liberté tranquille d'une nudité qui lui est naturelle mais que la Souillure tend à lui rendre plus désagréable par peur du jugement sur les premières mutations trop physiques.

    Se tournant donc tout naturellement vers les deux autres, il manque d'éclater de rire à la question de Shamhat. Des massages comme dans massages... Il ne faut guère être devin pour comprendre que ce n'est pas le genre de pratique auquel l'esclave n'est pas coutumier. La main devant la bouche pour réprimer son rire en voyant Shamhat et à présent Fend-les-Brumes s'embourber dans une gêne finalement des plus divertissantes, Mahyar s'autorisa à l'image mentale d'un gladiateur musclé à couettes massé adroitement par une belle jeune femme à barbe fournie et soigneusement coupée. Image qui faisait écho à la chaleur ambiante. Dangereuse pensée, donc, qu'il abandonna pour écouter la gérante.
    Il avait un peu décroché - il y avait des arbres dans la clientèle ? - tout à sa rêverie scabreuse sur la chair d'Aime-les-Lois dont les muscles pétris était la source de cette obscure tension entre eux qui perdurait de loin en loin.

    Quand la propriétaire s'excusa pour aller continuer son récurage, Mahyar poussa un petit soupir et revint au présent en s'étirant sans gêne. Il en profita pour aller s'asseoir sur un banc, heureux de sentir la vapeur décrasser son corps fatigué. Le bout de ses cheveux humide, quelques gouttes de sueur roulant sur la peau sombre, Mahyar appréciait d'autant le moment qu'il savait que les bains qui suivraient seraient d'autant plus délicieux. L'envie de s'immerger le taraudait horriblement mais il éprouvait l'angoisse diffuse d'un jugement différent sur sa personne parce qu'il était souillé et le cachait depuis dix longues années. Finalement, Mahyar offrit à Shamhat un sourire gentil -et rare car sincère. Il évitait de le regarder, pour ne pas le gêner. C'était une chose de se moquer, une autre que d'être délicat lorsque c'était important.
    "Ne te gêne pas avec moi, tu sais. Sois comme tu le veux. Tu n'as pas besoin de t’embarrasser de ton corps. Tu es un bel homme : n'ait pas honte." Gentiment, il tendit ses doigts vers la joue de son gladiateur, l'effleurant à peine en une caresse aussi diffuse que la brume environnante. "Je suis content que tu sois resté." Ajouta-t-il gentiment.

    Un moment, l'on n'entendit plus que le bruit régulier de la brosse dans la salle proche et les bruits de l'établissement, dont les gargouillis de l'eau toute proche. L'envie de s'y glisse devenant physiquement douloureuse, Mahyar réprima encore cette primitive pulsion et pria pour que les branchies ne se dévoilent pas. Elles se soulevèrent pourtant en réflexe, à peine, n'offrant qu'un sillon de chair rose et se rabattant aussitôt contre la peau. Mahyar croisa les bras, fâché de ce sentiment complexe qui le dévorait et l'empêchait de simplement se détendre quand il venait de prôner la liberté des corps.


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    Shamhat Aime-les-Lois - le Mar 7 Aoû - 16:28
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    Blood and sand - Aime-les-Lois monta rapidement sur ses plus grands chevaux, l'air faussement outrée d’elle-même et de ses choix qui comme toujours ce faisait avec un bille en tête qu'elle ne maîtrisait pas. Le visage de la grande rousse vira au cramoisie et se sentant prise entre deux feux de malices, elle perdit le peu de moyens qu'elle avait naturellement en tentant de se réfugier sous son armure de paille. Les deux autres personnes ont l'air étrangement fières de sa décision à l’emporte-pièce et elle les fixa un moment, comme pour leur faire comprendre... qu'elle ne les comprenait pas. Croisant les bras sur son torse pour se donner une contenance, elle pinça désagréablement les lèvres, dévoilant une nature ombrageuse mais surtout maladroite avec autrui, de mauvaise foi avec elle-même.

    "Nah, pas de serviette", acquiesça le gladiateur avec un sourire faux, regardant le plafond en relevant crânement la tête pour cacher sa crainte et sa pudeur excessive.

    Elle sembla boudeur au rire léger de son maître, plus pour la forme qu'autre chose car un sourire se cachait derrière ses grimaces forcées, bienveillant. Maître et esclave s'appréciaient sincèrement, au delà de leurs écarts de caractères. La rousse sourit bêtement lorsque ce dernier parla de faire connaissance : ils se connaissaient déjà un peu, dans le fond mais avaient encore pas mal à apprendre l'und e l'autre. Cet endroit était une aubaine à ne pas négliger, malgré le dégoût qu'elle avait d'assumer de dénuder ce corps qu'elle méprisait, et de côtoyer des corps qui la mettaient en émois comme celui de son maître, félin et brun, et celui plus large encore de cette belle Ninlil qui semblait jouir de la liberté d'esprit qu'elle-même ne parvenait encore à avoir en tant qu'Enlil Shu'aru.

    La suite des événements lui apporta un nouveau lot de stress puisqu'il fut alors temps d'ôter ses vêtements alourdis de sueur. L'esclave se sentait à la fois gênée et soulagée car le tissu commençait à la gratter désagréablement et gorgé de sa transpiration, à sentir très fort. Par réflexe, Shamhat ouvrit largement ses narines et huma l'air, avant de se sentir sous un bras en fronçant les sourcils. Le confort l'emporta alors sur la gêne et en soufflant désagréablement par le nez, elle entreprit de se tourner pour défaire son balteus de cuir. Elle esquiva la vision de langue-de-Miel, qui s'effeuillait jusqu'au dernier moment. La rousse retira ses sandales et ôta sa tunique en une fois, après avoir prit une grande respiration. Que craignait-elle ainsi ? Personne ne la jugerait ici, et surtout pas son maître, elle le savait ; mais une crainte très ancienne faisait son nid dans son ventre alors qu'elle défit ses cheveux pour les laisser couvrir ses larges épaules, dévoilant ce corps qui la mettait tant mal à l'aise, sabré d'une grande cicatrice sur le ventre, d'une autre le long du bras droit et pour finir, un fantôme de blessure plus profonde qu'elle avait sur l'épaule, et que Mahyar ne connaissait que trop bien. Il était amusant de constater qu'Aime-les-Lois avait l'air plus masculine lorsqu'elle se lâchait les cheveux.

    L'esclave suivit le mouvement en regardant le décor pour ne pas loucher sur son maître, à la fois pudique et malhabile pour cacher ses ressentis. Ils revinrent vers Fend-les-Brumes, et tout le monde fut aussi nu que le jour de leur naissance, sur un pied d'égalité. Elle ne put s'empêcher de comparer sa propre allure à celle des deux corps plus masculins que le sien, une pointe de jalousie embarrassée dans le regard fuyant. Ce fut finalement pour s’embourber dans une étrange discussion sur les massages avec la Ninlil Shu'aru qu'elle parla, regrettant directement d'avoir posé cette sotte question. Le rouge lui remonta au front lorsque son maître pouffa sous cape, le fixant d'un air bilieux.

    "... tes mains, de l'huile...", déglutit Shamhat avant de se retourner vers Mahyar, "oh, par mes couilles ça n'a rien d'drôle, maître !", elle tourna la tête vers Fend-les-Brumes, la voyant rougir, "ha mais ... ! Pourquoi tu rougis ? Rougis pas comme ça !"

    Disant cela, Aime-les-Lois piqua un affreux fard à l'image d'un adolescent perturbé par la joliesse des joues empourprées d'un garçon ou d'une fille qu'il trouve à son goût. Qu'elle était jolie, cette Ninlil.... avec un corps comme le sien, s'identifier à une femme devait parfois être dur. Mais elle semblait si confiante ! Comment faisait-elle ? Shamhat brûla du désir de lui demander, mais sa propre timidité l'en empêcha. A l'évocation du familial de l'établissement, l'esclave se détendit et poussa un lourd soupir, même si elle n'était pas encore pleinement à l'aise, se cachant un peu en se mettant de côté par rapport à ses interlocuteurs.

    "Fais, on ne voudrait pas te retarder, Fend-les-Bur...", par Dingir, elle avait l'appeler Fend-les-Burnes ? Shamhat toussa fortement, "... Brumes, pardon."

    Confuse, la rousse se claquemura dans un mutisme affecté en suivant docilement son maître pour se mettre sur le banc en face de lui afin qu'ils ne soient pas trop proches. La chaleur lui asséchait la gorge et elle toussa un peu grassement, les bras croisé sur son torse, jambes écartées dans une position confortable mais un peu forcé, comme toujours. Craignant pour sa masculinité, Aime-les-Lois surjouait toujours un peu la virilité. Elle fuyait le regard de Mahyar, ne lui répondit un sourire timide et angoissé quand lui-même lui sourit gentiment. Elle sentait bien qu'il évitait de la regarder pour ne pas la gêner et lui en était reconnaissant.

    "Je n'me gênes pas...", mentit-elle comme un enfant puis rougit quand il la complimenta, "... euh... m-merci.... c'est que..."

    Un instant il sembla que Shamhat voulu se confier de quelque chose qui avait globalement toujours du mal à sortir ; elle n'avait jamais abordé le sujet avec son ancien maître qui se fichait un peu de ces histoires d'êtres à deux esprits, la voyant comme la femme qu'il avait jadis engrossé. Les autres gladiateurs l'évitaient, et Akkhi, légère et tolérante, ne comprenait simplement pas ce qui pouvait la faire tant souffrir. Posant ses mains sur ses bras toujours croisés, comme si elle se tenait avec une certaine fragilité qui n'osait dire son nom, elle lui avoua :

    "Je... je déteste ce corps... Je suis un homme, mais mon corps ne suis pas. Je ne serais jamais un bel homme...", elle serra les dents, haussant involontairement un peu le ton, "... les gens c-comme cette Fend-les-Brumes... je... je les admire. Elle a l'air si libre, si confiante.... j'aimerai être comme elle...", elle soupira, cachant un peu son corps en croisant toujours les bras, le rouge au front, "je suis pas en train de me plaindre, je suis pas un pleurnichard. J'ai... j’ai juste pensé que tu avais le droit de savoir... ce que je ressentais..."
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