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    Mahyar Langue-de-Miel - le Dim 18 Mar - 20:35
    http://kurkigal.forumactif.com/t31-mahyar-ceci-est-une-fiche-en-uc-maggle http://kurkigal.forumactif.com/t43-mahyar-carnet-de-bal#71

    La foule rugissait comme un seul homme sous le ciel clair à la chaleur écrasante. Sous les bâches tendues au dessus des gradins dansait une marée humaine bigarrée tandis que le sang rougissait le sable presque trop blanc. Ils saluaient les combattants qui venaient de survivre un jour de plus pour leur plaisir et Mahyar Langue-de-Miel, assis à gauche de Fidèle-aux-Promesses, avala une longue gorgée de bière fraîche. Le sable semblait onduler sous la chaleur et l'embaumeur contempla les gladiateurs victorieux, poings levés vers la foule. Ne cuisaient-ils pas sous leurs pièces d'armures ? Le manche de leurs armes devait être de fer blanc.
    "Il s'est bien battu. Mais il n'était pas à son maximum." Dit Mahyar à Dagan, lissant sa moustache entre deux doigts. "Tu sais, je commence à être moins impressionnable." Le roux parti d'un grand rire alors que Mahyar avalait encore une gorgée de bière.
    "Tu as misé sur le bon cheval c'est sûr ! Heureusement que tu as mes conseils pour tes paris sinon je ne donnerais pas cher de ta bourse à la fin de la journée."
    "Ma bourse se porte bien, merci." Fit Mahyar avec malice, délaissant le verre vide "Mais je ne peux nier que tu es de bon conseil. Tu sais combien je suis débutant dans cet univers. Mais je n'ai aucun mérite : j'ai un bon professeur et un bon poulain." Les deux hommes rirent, pas complices pour autant mais chacun charmant l'autre pour poursuivre chacun leur but. Avoir un gladiateur était une lubie d'homme riche et riche ce diable de Mahyar l'était sans conteste. Cela permettait cette fructueuse coopération et cette amitié superficielle que Mahyar adoptait avec beaucoup. Il ne portait pas pareil honorifique pour rien et savait manier la flatterie subtile de manière exquise. Alors que les premiers badauds se dispersaient après le départ des gladiateurs, Mahyar se leva à son tour.
    "Tu permets que j'ailles le voir ? Je dois féliciter ton combattant avant qu'il soit saoul après sa victoire écrasante. Je ne me suis même pas encore présenté."
    "Bah, amènes donc du vin, prends du bon temps, remplis-toi les poumons de bonne sueur virile et vous serez vite intimes, si tu vois ce que je veux dire." Mahyar reçu un coup de coude peu subtil dans les côtes et s'esclaffa à son tour, se levant du gradin, emportant un gobelet de bière pour supporter la chaleur.

    L'effervescence après le combat se calmait à peine dans les corridors et Mahyar zig-zigua entre quelques gladiateurs pour attendre plus à son aise sur un siège près des tables qui leur permettaient de se restaurer un peu. Piquant un peu de raisin, Mahyar vit finalement arriver une tête rouquine qui commençait à devenir familière. Il avait grandement besoin de se changer les idées depuis quelques jours, en vérité, pour ne plus penser à son enfant et à leur rencontre. Le combat avait été une distraction bienvenue.
    "Aime-les-Lois !" Héla-t-il celui qu'il avait choisi pour poulain. Aime-les-Lois était un homme intriguant en vérité et Mahyar appréciait de le voir combattre. Il n'y connaissait pas grand chose mais commençait à avoir quelques ficelles grâce au maître de celui qu'il parrainait. Il lui offrit un sourire aimable, les yeux étirés de khôl et portant une tunique safran rehaussée de bleu roi. Les bijoux tintaient alors que Mahyar invitait d'un geste maniéré son protégé à s'asseoir avec lui. "Je suis Langue-de-Miel. Quel plaisir de te rencontrer enfin en chair, en os et en sang." Rit-il en avisant la coupure à l'arcade de son poulain, résultat d'une bonne droite de l'un de ses adversaires. "Assieds-toi donc." Fit de nouveau Mahyar, souriant, ses boucles d'oreille brillant subtilement sous sa chevelure d'ébène. Sous son amabilité et son air ce n'était rien de moins qu'un ordre.


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    Shamhat Aime-les-Lois - le Dim 18 Mar - 21:57
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    Écrase tes ennemis et écoute les lamentations de leurs femmes.Mahyar & Shamhat
    Nous ne pouvons choisir l'heure de notre mort, mais nous pouvons décider comment aller à sa rencontre. ( Spartacus OST → Training ) ••• Ses yeux n'avaient pas lâché le grand escogriffe tout sec qui lui servait d'adversaire cette après-midi, attentive à ses mouvements erratiques et difficiles à prévoir contre lesquels elle opposa son scutum du mieux qu'elle put. La masse percuta le large bouclier en un bruit assourdissant qui retentit dans tout le cirque, mais la rousse chancela à peine, véritable roc aux pieds bien ancrés dans le sol. La droite que l'homme lui avait asséné en plein visage avait ouvert son arcade et le sang coulait à présent dans son œil, limitant son champ de vision si bien que lorsqu'il la désarma d'un balayage de taille d'une grande force, Aime-les-Lois vit son glaive voler au loin pour se planter dans le sable clair. Le grand échalas eut un sourire déformé par la cicatrice qui lui tirait une lèvre vers le haut, et la rousse le lui rendit : voilà qui pimenterait un peu leur affrontement. Il ne savait pas que son arme de prédilection, c'était justement son bouclier. Il se retourna vers leur véritable maître, la foule amassée dans les gradins et sous les tentes improvisées qui gardaient les grands de ce monde à l'abris du soleil brûlant de midi. L'homme fit claquer sa masse contre un de ses gantelets pour haranguer la foule, ouvrant les bras en grand pour marquer son action. Loin d'être un exploit, car il restait un atout majeur à la Shu'aru.

    "Ce n'est pas fini !", hurla-t-elle en le chargeant de son scutum pour le renverser dans la poussière de l'arène d'un brutal coup d'épaule, "tu finiras dans le ventre des tigres si tu ne fais pas attention !"

    Elle grondait, l'air terrible mais lui dispensait en réalité un conseil désintéressé même si elle était son adversaire. Cela ne changeait rien et la rousse ne lui laissa pas le temps de reprendre l'avantage lorsqu'il se releva, pour le bousculer à nouveau de son bouclier et le charger contre l'enceinte de l'arène, l'écrasant entre le mur et l'égide rendue brûlante par le soleil. Son regard se leva alors que la foule juste au dessus d'eux, ses yeux sombres croisant ceux de son maître qui hocha du chef pour lui signifier ce qu'elle avait à faire ; entre eux, il y avait ce langage tacite de la confiance presque aveugle, et elle rua encore plusieurs fois jusqu'à que ce dernier perde simplement connaissance. Nul besoin de tuer aujourd'hui, malgré les clameurs du public qui apprécia ce retournement de situation. Aime-les-Lois abandonna l'autre gladiateur inconscient pour jeter son bouclier au loin et saluer dignement la foule, le visage en sang et une terrible douleur dans les avants-bras. Mais rien ne se vit : son visage sévère ne souriait pas, concentré même dans la victoire. C'était un gladiateur humble, que la foule appréciait pour sa sobriété. Elle se devait de respecter cette image. Car après tout était-elle le Licteur. Elle remercia mentalement Dingir pour cette victoire avant de quitter silencieusement l'arène sans se retourner.

    *****

    Aime-les-Lois eut un long soupir en retirant ses jambières. Elle toucha ses pieds du bout des doigts pour étirer son dos douloureux, ne portant plus qu'un pagne pour prendre le frais. Debout en face d'une large auge qui lui servait à se nettoyer le gladiateur releva la nifle en entendant son honorifique hélé par une voix inconnue. Tout en pressant un linge humide sur son arcade tuméfiée, son regard tomba sur un homme portant de beau vêtements, aux yeux bleus maquillés d'or et de khôl. La rousse essuya son visage d'un large geste avant de saluer respectueusement l'homme qui se présenta, s'inclinant vers lui avec un visage sévère de nature, sans sourire.

    "La paix soit sur toi, noble Langue-de-Miel."

    Elle vint à sa rencontre sans demander son reste, s'asseyant à ses côtés en lui offrant un bref sourire. Il avait du vin et du raisin ; sûrement venait-il la féliciter, étant son protecteur. C'était une noble attention et elle fut touchée mais refusa de le montrer. Cependant elle se garda de discuter comme elle le faisait d'habitude ; elle était en face de son mécène et ne voulait souffrir d'aucune insolence involontaire. Elle savait reconnaître un ordre quand elle en entendait un. Tamponnant son arcade qui ne saignait presque plus, Aime-les-Lois eut un long soupir d'aise en prenant place aux côtés de langue-de-Miel ; ça faisait simplement du bien d'être au calme.

    "Ta visite m'honore. Excuse cependant ma tenue, je ne m'attendais pas à te recevoir", elle se massa un peu l'épaule qu'elle avait d'endolorie avant de reprendre, "que me vaux l'honneur de ta venue ?"
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    Force et Honneur
    « Adieu mon amour ». Il ne le dit pas. Il n'y a pas de place pour la douceur... pas dans l'arène. Il n'y a pas de place pour la faiblesse. Seuls les hommes durs et forts peuvent se dire gladiateurs. Seuls les hommes durs... Seuls les hommes forts.
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    Mahyar Langue-de-Miel - le Dim 18 Mar - 23:03
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    Après la chaleur et les cris de la foule, les corridors de l'arène étaient paisibles et frais. Même le chahut des gladiateurs semblait apaisant. Mahyar appréciait les lieux confinés et souterrains, d'une part par son métier mais également parce que le soleil brûlait ses pupilles trop claires et que sa peau lui semblait proche de se dessécher comme celle d'un poisson lorsqu'il s'attardait en pleine après-midi sous la morsure du soleil. A présent qu'il rejoignait cette atmosphère de pierres froides, il apprécia de voir le gladiateur approcher. La musculature robuste et puissante luisait encore de sueur lorsque Shamhat approcha, les seins dressés comme une harangue à ceux qui diraient qu'elle était une femme. Mahyar s'indifférait de son sexe en vérité, parce qu'on lui avait présenté le gladiateur comme un homme. Homme il était donc pour le lettré.
    "Je t'en prie." Lui répondit Mahyar posément, n'étant pas homme à se formaliser de grand chose en dehors de l'impertinence et de la bêtise. Aime-les-Lois était en vérité une distraction bienvenue dans son quotidien, lui permettant de s'évader de trop noires pensées concernant des erreurs passées. La douleur constante de la Souillure et les murmures impies dans son esprit étaient parfois trop lourd et Mahyar aimait à s'occuper des vivants lorsqu'il n'embaumait pas de cadavre.

    "Je voulais rencontrer mon champion. Je n'ai pas encore eu le plaisir de te voir en dehors de l'arène. Fidèle-aux-Promesses ne tarissait pas d'éloges. Il faut bien que j'avise la réalité." Tranquille, Mahyar servit deux verres de vin, poussant le premier vers le gladiateur, étudiant un instant le visage fermé mais franc qui lui avait plu. L'attitude de Shamhat était digne mais il avait obéit dès l'instant où il le lui avait demandé et sans même réfléchir. Piochant un grain de raisin, le brun le croqua avec plaisir après avoir posé l'assiette entre eux.
    "Tu es impressionnant. Tu es gladiateur depuis longtemps, il me semble. Je n'y entends pas encore grand chose mais j'apprends une foule de choses à chaque fois que je te vois sur le sable."

    Le goût sucré du fruit amena un léger soupir d'aise à Mahyar, qui s'étira un peu, ne lâchant pas des yeux son poulain, le fixant avec plus de curiosité qu'autre chose. Mahyar était, à bien des égards, un homme étrange mais, loin de se perturber de la quasi-nudité du roux, il ne considérait que les cicatrices, imaginant les combats qui avaient pu les lui valoir.
    "Je suis encore novice en matière de combats de gladiateurs, j'ai cependant apprécié ton attitude dans l'arène. Tu es fort mais tu n'en fais pas l'étalage. Tu aurais pu tuer ton adversaire au moins trois fois mais tu t'en est abstenu parce que ça suffisait." Mahyar prit un nouveau grain de raisin, gourmand de nature, avant d'ajouter d'une voix qu'il avait toujours égale et douce : "Etais-tu curieux de moi comme je l'étais de toi ou bien est-ce que tout ça t'indiffère ?"
    La question était sans doute un peu étrange mais Mahyar pensait que c'était finalement une bonne manière de savoir si sa lubie avait un but ou n'était qu'un divertissement passager.


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    Shamhat Aime-les-Lois - le Dim 18 Mar - 23:51
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    Écrase tes ennemis et écoute les lamentations de leurs femmes.Mahyar & Shamhat
    Nous ne pouvons choisir l'heure de notre mort, mais nous pouvons décider comment aller à sa rencontre. ( Conan OST → Theology ) ••• Sous le soleil de plus de midi, il faisait une chaleur à crever et Shamhat ne fut pas mécontente de retrouver la fraîcheur de l'obscurité des hauvents de pierre et celle d'un peu d'eau pour se défaire de son odeur de sueur et de sang ; celle-la même qui ne quittait finalement jamais les gladiateurs, et les esclaves en général. Elle prit un peu d'eau dans la bouche pour se la rincer, crachant un filet de sang et passant sa langue sur ses dents : il n'en manquait qu'une, une molaire disparue sous un coup de ceste qui avait failli lui emporter le nez, durant un de ses premiers combats. Voyant son protecteur l’interpeller de loin, l'esclave le rejoignit en quelques enjambées, se grattant l'épaule là où la sueur l'avait un peu irritée sous son armure de cuir. Ils échangèrent quelques sourires et politesses et Aime-les-Lois eut l’agréable surprise de se retrouver en face d'un homme posé, plutôt ouvert qui utilisait le bon pronom pour lui parler. Ce n'était pas spécialement rare mais depuis quelques temps, les autres gladiateurs remisaient de plus en plus sa masculinité et l'isolait ; rien d'étonnant : elle était celle qui les corrigeait sur ordre de leur maître. Elle-même en aurait voulu à une figure pareille, aussi elle assumait la détestation de ses pairs avec dignité et franchise.

    "Je suis heureux que tu me vois tel que je suis", se contenta de dire le gladiateur en prenant place aux côtés de langue-de-Miel, soufflant un moment en passant une tunique qu'elle noua à la va-vite à la taille, échancrée sous les bras. Elle passa ses mains dans les ouvertures comme s'il s'agissait de poches, se détendant après le combat en bonne compagnie. L'esclave sourit, gênée d'entendre que son maître vantait ses mérites. Cela eut l'air de la mettre mal à l'aise, indiquant une nature à la fois modeste et dur à la tâche.

    "Mon maître parle beaucoup, mais je ne suis pas si doué que ça", elle haussa des épaules avec un air discret et mesuré, "j'ai appris à attendre."

    C'était sa seule explication, et elle n'en donna pas d'autres car elle détestait les vantardises. Fidèle-au-Promesse était un maître plutôt juste, si l'on oubliait sa lubie de la punition par la même personne, mais il parlait beaucoup. Elle n'aimait pas tant être en avant. Son regard se baissa sur les verres de vin qu'état en train de servir son protecteur et elle sourit, appréciant sincèrement le geste. Le gladiateur le remercia d'un hochement de tête, le laissant poliment boire et manger en premier car elle n'était pas son égal. C'était du bon sens, uniquement. Une fois qu'il eut commencé, elle bu un trait de vin sans respirer, appréciant l'arôme de cette boisson qu'elle n'avait pas goûté depuis des années. Depuis le domaine agricole, à vrai dire. Le vin et les olives, goûts amis, lui rappelaient le labeur agréable de son enfance, ses siestes sous les grands oliviers,ses jeux dans les champs de céréales. Elle sourit, un peu perdue dans ses pensées, avant de revenir à la réalité en voyant l'homme la dévisager et s'empourpra à nouveau, évitant son regard en regardant ses propres genoux.

    "M-merci", elle goba tout rond un grain de raisin pour se redonner contenance avant de poursuivre, "j'ai commencé l'entrainement à huit ans, et je suis entré dans l'arène à quatorze", lui indiqua-t-elle sans prétention, "j'étais bestiarus avant : je combattais des animaux. Hm ? C'est un beau compliment. On apprend beaucoup sur le tas dans la vie, j'imagine", elle haussa finalement des épaules, "je n'ai rien de spécial. D'autres sont plus forts que moi. Mais... peu savent utiliser leur bouclier de manière offensive."

    Elle se tut finalement, de crainte de paraitre trop bavarde ou trop imbue d'elle-même et termina son verre de vin sans ciller. Son protecteur avait l’aspect duel d'un homme à la fois sévère et désinvolte et elle ne sut vraiment quoi penser. Cette discussion serait à l'évidence agréable, mais elle veillait à se montrer agréable et ouverte même si elle ne souriait pas. Elle se gratta un peu le bras en voyant le regard clair de son protecteur courir sur la longue cicatrice qui le parcourait, avec une nouvelle fois un air gêné d'être étudié ainsi ; elle se prêtait cependant à l’inspection avec la docilité d'un esclave sage qui connaissait l'obéissance. Son allure dure et caractérielle n'était à l'évidence qu'une façade.

    "Trois fois !", elle rit de bon cœur, gaillarde, "quand même pas !", l'esclave reprit un peu de raisin, le mastiquant lentement pour se remémorer de ce goût tout droit issu de son enfance dans les vignes, avant de reprendre, "la vanité ne va bien qu'aux morts. Je suis fort et je le sais. Je n'ai pas besoin de le crier."

    Shamhat hocha la tête d'un air entendu, un sourire un peu plus franc sur le bout des lèvres. S'abstenir était dans sa nature, après tout et un gladiateur mort n'excitait pas forcément le public qui voulait surtout de beaux affrontements et de grands sentiments. Elle appréciait de se battre,
    mais pas de tuer ; c'était une personne raisonnable mais qui ne craignait pas de donner le coup final.

    "Mort, il n'a aucune chance de s'améliorer", plaisanta le gladiateur en soupirant, "hm ? Si j'étais curieux ?"

    La question lui sembla un peu saugrenue car on lui demandait rarement son avis mais elle se fit fort de répondre pour demeurer transparente?

    "Oui, je me demandais quel genre d'homme était mon bienfaiteur mais je n'avais pas à montrer ma curiosité. C'est déplacé pour un esclave.
    Même gladiateur. Et toi, Langue-de-Miel ?"
    , elle lui sourit poliment, "es-tu étonné que ton homme ait des seins ?"

    Elle rit un peu, amusée de la tournure de sa phrase tout en sachant que cela n'avait l'air d'être un simple détail cosmétique pour lui, comme pour elle. Le gladiateur lissa sa tunique par réflexe, comme pour gommer la présence de cette poitrine qui la gênait souvent dans ses mouvements les plus complexes. Mais c'était comme ça et elle n'avait jamais vraiment eut de mal à se voir une âme d'homme dans un corps de femme, qu'elle n'avait jamais songé à travestir.
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    Mahyar Langue-de-Miel - le Lun 19 Mar - 22:58
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    La personnalité entrevue lui plaisait. Mahyar détestait l'impertinence, l'arrogance et la bêtise. Il était homme à encourager la curiosité et la culture. C'était sans doute la raison pour laquelle il était là, à manger du raisin et boire du vin au milieu de ces hommes virils dont il admira certain torses sculptés par les dieux avec un air de chat repus un peu paresseux.
    Quelque chose en Shamhat lui plaisait. Peut-être son mélange de pudeur et de calme... Il avait simplement hoché la tête lorsque l'esclave s'était ému qu'il utilise le bon pronom, d'un geste gracieux qui fit danser la fine chaînette d'or qui reliait la lèvre inférieure à l'oreille, créant une ligne scintillante. A vrai dire, Mahyar se moquait bien des affaires de moeurs : lorsqu'on lui présentait un homme, il saluait un homme, qu'il ait des seins ou non.

    "C'est bien d'être modeste. Mais bien aussi de connaître ses forces. Je n'ai jamais vu personne manier un bouclier comme toi, c'est vrai." Fit Mahyar en resservant un verre au gladiateur. Il ne souhaitait pas le flatter. Il ne faisait que constater, en novice, sans vraiment d'autre prétention que de vouloir discuter. C'était un moment qu'il voulait agréable pour l'un comme pour l'autre. Mahyar avait beaucoup de poulains, dans beaucoup de domaines. des artistes, des chanteurs, des lettrés un peu fous... Si l'on se fichait de cette particularité dans son clan, il y avait derrière une réalité : celle d'un homme qui connaissait bien des secrets.

    Quant à ces histoires de seins... La remarque fit rire le brun, d'un rire franc et sincère qu'il avait rarement depuis quelques années.
    "Beaucoup d'hommes ici ont des seins plus pigeonnants que les tiens." Ce n'était même pas entièrement faux en vérité et la preuve en était tous ces torses ceinturés de harnais de cuir qui faisaient ressortir leurs pectoraux. Cela valait bien une paire de seins. "Je me fiche bien qu'un homme pisse debout ou non. Tu es qui tu es. Cela me va."

    Les lèvres de Mahyar s'ourlèrent d'un sourire paisible sous sa moustache et il avala une gorgée de vin, appréciant la saveur acide sur sa langue. Les yeux un peu malicieux se posèrent à nouveau sur Shamhat. "Quant à la curiosité, c'est un défaut que j'ai à coeur d'encourager. Etre esclave n'a rien à voir. Il y a une différence fondamentale entre être indiscret et être curieux, Aime-les-Lois."
    L'embaumeur fit glisser son gobelet sur le bois de la table en un raclement léger, demeurant tranquille, la voix égale et ses yeux délavés observant sa lubie.

    "Ton Maître ne tarit d'autant moins d'éloges qu'il a bien compris que j'avais de l'argent à dépenser. Je ne suis pas naïf." Il sourit à nouveau, avant de soupirer légèrement. "A voir si tu es un bon investissement. Tu as l'air sérieux. C'est ce qui me plait chez toi." Mahyar s'humecta doucement les lèvres, un peu pensif, appuyant son coude sur la table, la joue sur son poing. Les yeux clairs étaient comme couverts d'un léger voile, semblable aux yeux aveugles lorsqu'on les regardait suivant certains angles.
    "La vie auprès de ton maître te plait ?" De nouveau la question était un peu impromptue, presque trop directe. Le diable d'homme demeurait indéchiffrable bien que très calme.


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    Shamhat Aime-les-Lois - le Lun 19 Mar - 23:46
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    Un des plus grands bonheurs de cette vie, c'est l'amitié ; et l'un des bonheurs de l'amitié, c'est d'avoir à qui confier un secret. ( Bryan Ferry → Slave to love ) ••• Shamhat observait à la dérobée cet homme qui était devenu son protecteur un peu par lubie. Il était aimable et savait visiblement mettre les gens à l'aise mais elle se découvrit tendu de voir les yeux de Langue-de-Miel suivre les mêmes formes qu'elle fixait depuis tout à l'heure : abdominaux saillants, muscles ciselés par l'effort et la souffrance, torses charnus recouverts d'une fine toison sombre... sans parler de leurs fesses ; rien n'égalait la prestance des hommes très hommes, et Aime-les-Lois perdait parfois un peu pied en voyant ses condisciples - ceux-là même qui l'évitait - passer et repasser devant elle toute la journée. Elle était pudique mais n'avait rien de chaste, c'était la subtilité qui faisait d'elle une personne ordinaire. Et la voilà en cette après midi ardente, assise à côté d'un homme libre dont le regard convergeait vers les mêmes objets de plaisir visuel. Elle tourna par réflexe la tête vers l'autre côté en espérant qu'il ne remarque pas ce qu'elle observait, se montrant encore plus soupçonnable que si elle avait maintenu son regard. Son visage avait viré au cramoisi et elle s'essuya le front de son avant-bras.

    "I-il fait très chaud, ce midi", prétexta la rousse pour se donner bonne conscience, "merci pour le vin, mais ce sera mon dernier verre. Avec cette chaleur, j'ai bien peur de finir saoul et je préfère me montrer raisonnable. Même si ton attention me touche."

    Il en revint à cette histoire de bouclier et Shamhat prit le temps de lire entre les lignes, plissant un peu les yeux avec son habituel air sérieux maintenant qu'elle avait perdu ses rougissements. Ce n'était pas une flatterie mais une constatation sur sa technique et elle sourit brièvement en s'en rendant compte, mais ne dit rien : elle aurait tout à loisir de lui parler du maniement du bouclier un autre jour, pour ne pas avoir l'air trop docte cette fois. Lorsqu'il parla du buste des autres hommes, elle ne put s’empêcher de rosir une nouvelle fois finir par faire une drôle de moue, plutôt que de rire ; elle ne savait pas trop quoi lui rétorquer pour ne pas avoir l'air bête, mais resta un peu interdite. Il marquait un point.

    "Tu es un diable d'homme, Langue-de-Miel, elle sourit, s'avouant vaincu par la verve de l'homme, "je comprend l'honorifique."

    Qu'avait-elle à ajouter, si ce n'était rien ? Il avait dit tout ce qu'il y avait à entendre et elle sut qu'elle n'aurait pas besoin de revenir sur le sujet. Elle ne pissait certes pas debout mais ce n'était pas un détail qui faisait un homme, et encore moins au regard de ce protecteur moustachu et au verbe subtilement... taquin. L'esclave reprit une lampée de vin pour esquiver le regard de Mahyar et garder sa contenance après le petit jeu qu'il lui servait et qu'elle ne comprenait que trop bien.

    "Je comprend ton idée", fit-elle sincèrement en reposant son verre sur le banc de pierres, "mais je n'ai jamais été curieux, c'est mon gros défaut. Je devrais apprendre à l'être, je l'admet", souriant doucement, elle lui lança, pour le tester de même, "peut-être pourrais-tu m'y aider ?"

    Son sourire, comme toujours fut de courte durée et elle reprit son air un peu grave pour rien quand Langue-de-Miel se remit à l'observer de son curieux regard assez glauque. Quelle étrange couleur avaient ses yeux qui semblaient à la fois tout voir et ne rien regarder ; c'en était perturbant. Elle le remercia d'un sobre hochement de tête lorsqu'il remarqua son sérieux et dit qu'il lui plaisait. C'était un bon point car elle n'était pas prête de changer sur ce point-là.

    "Mon maître est esclave de l'argent, je ne me leurre pas. L'avenir te dira si j'étais un bon investissement ou pas."

    Aime-les-Lois était une personne pragmatique, il était aisé de le voir. Elle ne se mettait pas en avant mais savait ce qu'elle valait avec un bouclier et un glaive, bien que les auspices ne lui soient pas toujours favorable. A côté de ça, elle était pudique et un peu renfermée. Elle n'était pas parfaite, de mauvaise fois mas connaissait ses défauts. L'esclave ouvrit de grands yeux étonnés lorsque Mahyar lui posa une nouvelle question, qu'elle trouva risquée, un peu bille-en-tête. Ou alors de manière tout à fait planifiée, elle n'aurait sut le dire. Demeurant un long moment interdite en lui offrant une tête un peu des mauvais jours - elle hésitait entre être franche et refuser de se plaindre de son maître, Shamhat cherchait une formulation adéquat à la question-piège.

    "Il y a de bonnes et de mauvaises choses, mais je ne critiquerai pas mon maître", admit franchement la rousse en esquivant une partie de la question pour y revenir immédiatement, trop honnête pour ce genre de manœuvre, "... avant, je l'aimais beaucoup. Les choses ont changés avec les années et comme tu peux le voir, les autres gladiateurs m'évitent. L'ambiance n'est pas forcément là mais j'aime ce que je fais et je ne le fais pas que pour moi.... et pas que pour mon maître."

    Elle sourit plus chaleureusement, touchée elle-même de songer à ce petit bout d'elle-même qui vivait plus aisément à chacune de ses batailles gagnées. Elle confia alors à son protecteur, sans rien cacher ou contourner.

    "J'ai un fils de huit ans, que j'ai eu avec mon maître. A chaque fois que je gagne dans l'arène, je peux payer ses vêtements et ses repas pour ne pas qu'il ait de dette. Je le fais aussi pour mon fils, même s'il ignore qui je suis. Je lui construis un avenir sur les cadavres de mes adversaires", elle hocha de la tête, un sourire franc aux lèvres, "voilà pourquoi j'aime cette vie, mon bon protecteur."
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    « Adieu mon amour ». Il ne le dit pas. Il n'y a pas de place pour la douceur... pas dans l'arène. Il n'y a pas de place pour la faiblesse. Seuls les hommes durs et forts peuvent se dire gladiateurs. Seuls les hommes durs... Seuls les hommes forts.
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    Mahyar Langue-de-Miel - le Mar 20 Mar - 19:19
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    Mahyar lui avait esquissé un sourire malicieux lorsque Shamhat avait dit comprendre l'honorifique. Le brun avait toujours été un beau parleur, un érudit à la langue de velours. Ce n'était que plus évident à mesure qu'il prenait de l'âge et qu'il devenait de plus en plus savant.
    Mahyar aimait à voir ce drôle d'homme rougir de manière éhontée en reluquant ses pairs. Il songea qu'il ne devait pas être évident d'aimer les hommes en ayant un corps de femme. Ces derniers devaient être prompts à se souvenir que les organes de l'homme face à eux n'étaient pas ceux de ses ambitions, en particulier dans ce genre monde tourné sur une idée un peu éculée de la virilité.

    Quant à la curiosité, Mahyar était toujours disposé à aider les esprits à s'ouvrir. "Je pourrais, en effet. L'instruction est une chose importante." En cela, Langue-de-Miel lui laissait entendre qu'il reverrait Shamhat et passerait du temps en sa compagnie.
    Buvant son vin en petites lampées, appréciant la fraîcheur sur son palais - lui tenait admirablement bien l'alcool - il promena son regard sur le visage sévère de l'esclave, étudiant ses expressions en silence. Si ses questions paraissaient spontanées, elles étaient parfaitement calculées. Mahyar savait ce qu'il faisait et était assez observateur pour remplir les silences. Que Shamhat ne dénigre pas son maître lui plu. Il aimait les esprits fiables et droits.

    Quant à l'histoire tristement banale de l'enfant qu'il ne pouvait voir, cela trouva un écho en Mahyar. Un écho qui lui coupa un instant le souffle de souffrance. Il connaissait si bien ce sentiment que c'en était douloureux. D'un geste spontané, l'embaumeur porta sa main à l'épaule du gladiateur, pressant doucement l'épaule du bout de ses doigts sombres. "Je connais ce sentiment." Il n'avait pu retenir un instant l'émotion qui lui coupait le souffle. Mahyar retira ses doigts et inspira pour se reprendre. La rencontre avec son fils était fraîche. "Tu es courageux. C'est noble de veiller à ses besoins."

    Du reste, Mahyar n'en dit rien, analysant la réalité du gladiateur. S'il avait eu un enfant avec le maître mais que ce dernier était un esclave, ce n'était qu'une laisse pour tenir Shamhat. Si ce dernier était docile, il aurait pu changer de maître lorsque les choses s'étaient gâtées. L'enfant était un prétexte pour empêcher le gladiateur de partir chez un autre et de conserver une loyauté totale. Et quant aux autres gladiateurs, les tensions ne pouvaient qu'en être stimulées par un potentiel favoritisme de Fidèle-aux-Promesses. Cela lui donnait à penser et une part de Mahyar s'émut de cette situation qu'il vivait de manière très différente.
    "En dehors de ton fils, tu n'as aucun lien qui te retient auprès de ton maître ?" Fit Langue-de-Miel, un peu pensif. Il s'étira un peu et fit jouer sa nuque un peu raidie par la fatigue. C'était de nouveau une drôle de question mais il avait toujours fonctionné ainsi. "Une vieille affection c'est peu de choses pour demeurer fidèle à quelqu'un. Je vois pourquoi est-ce que ton enfant est un lien supplémentaire fort utile pour Fidèle-aux-Promesses." Énigmatique, Mahyar demeurait songeur, ne laissant rien transparaître sur son visage pourtant aimable. En réalité,
    le fait que le maître n'ai pas reconnu son propre enfant comme le sien l'emplissait de mépris et de dégoût. Mahyar était simplement incapable pour sa part de mettre de côté ses sentiments paternels. "Aucun des esclaves n'est proche de toi, alors ? Pourquoi ?"

    Encore une étrange question, posée sur un ton badin et ouvert mais qui cachait beaucoup des pensées de Mahyar et ce qu'il imaginait pour ce poulain.


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    Shamhat Aime-les-Lois - le Mar 20 Mar - 23:41
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    Écrase tes ennemis et écoute les lamentations de leurs femmes.Mahyar & Shamhat
    Un des plus grands bonheurs de cette vie, c'est l'amitié ; et l'un des bonheurs de l'amitié, c'est d'avoir à qui confier un secret. ( Bryan Ferry → Slave to love ) ••• Shamhat était de ce genre de personnes un peu bouchées qui ne voyaient pas les évidences qui sautaient aux yeux des autres, mais elle avait sa propre subtilité faite d'un mélange d'abnégation et de franchise. Une honnêteté intellectuelle qui faisait sa fierté, quand bien même elle faisait la plupart du temps preuve d'une terrible mauvaise foi dès qu'il s'agissait d'elle-même et de ses sentiments. Elle passait à côté des finauderies de Langue-de-Miel tout en percevant les grandes lignes de ces dernières. Mais ses regards la mettait mal à l'aise comme un adolescent maladroit assis à côté d'un garçon plus âgé qui savait mieux que lui comment on enrobait les choses. C'était un peu idiot mais elle était un peu mal à l'aise, juste assez pour paraître touchante plus que véritablement sotte. Ha, si on pouvait enfler son armure face à ce genre de sentiments-là et les tailler à coup de glaive ! C'aurait été plus facile. Le gladiateur ne dit rien plutôt que de paraître lourdaud, tout en comprenant entre les lignes que son bienfaiteur ne s'arrêterait pas à une seule visite. Était-ce une bonne nouvelle ? Elle n'en savait rien. Passer du temps en sa compagnie semblait amusant mais elle craignait d'avoir l'air frivole si elle formulait tout haut cette idée ; alors Aime-les-Lois fit ce qu'elle faisait le mieux : elle se tut et prit l'air d'un bloc de pierre tout en détournant la tête en espérant que Mahyar ne verrait pas ses expressions ; c'était peine perdue car si elle fut un roc, elle était également un livre ouvert sur ses sentiments.

    Quelques instants plus tard les voilà à parler d'un sujet compliqué, un peu douloureux. Cependant Shamhat se voulait transparente et le fait n'était un secret pour personne à part pour son fils : les autres gladiateurs savaient qu'elle avait eu un enfant avec leur maître et elle savait en retour que cela la privilégiait face aux autres. mais elle n'avait jamais demandé de traitement de faveur, jamais. A l'instant où la rousse voulu se passer une main sur la nuque, les doigts de son protecteur se pressèrent doucement sur son épaule en signe de compassion ; le contact frais lui tira un hoquet de surprise et elle sursauta, visiblement extrêmement troublé du geste de Langue-de-Miel, un peu effarouchée. Sous ses dehors monolithiques, Shamhat était un cœur tendre en manque de considération. C'était facile à voir. L'émotion dans les yeux glauques de cet homme libre lui fit comprendre qu'il devait lui aussi avoir un enfant dont il avait été privé et ce constat lui tira une moue attristée, mais sérieuse. Elle avait de l'empathie mais pas de compassion. Elle hocha sincèrement de la tête pour le remercier et eut un long soupir quand il retira sa main : là où il l'avait touché naissait une chair de poule visuelle, lui couvrant tout le bras, courant le long de sa longue cicatrice : c'était la réaction d'une personne qui n'était pas habituée à être touchée hormis par des coups d'estoc et de taille.

    "Je ne suis pas courageux, je suis juste un père. Et c'est le rôle d'un père, d'un homme de prendre soin de son fils. Peu importe les moyens et même à distance."

    A la nouvelle question de son protecteur, Aime-les-Lois demeura un long moment pensive à chercher les sous-entendus derrière ses sourires calmes et ses questions orientées, mais pas fallacieuses. Elle ne le trouvait pas piégeux mais faisait attention à ses propres réponses. Pour autant, l'esclave préférait l'honnêteté. Elle soupira un instant en finissant son verre de vin : la chaleur faisait voyager l'alcool plus vite dans son sang et elle se sentait un peu plus légère que d'habitude, mais elel faisait attention. Ce n'était rien de plus qu’une légère faiblesse.

    ".... hm, l’esclavage ?", dit-elle avec un visage fort honnête, mais un ton absolument idiot de franchise, "c'est le fait que je suis l'esclave de mon maître qui me retient, c'est stupide mais c'est vrai. Je lui suis loyale et fidèle parce que c'est mon devoir d'esclave."

    Elle se tut, consciente d'être un peu trop littérale dans ses propos mais ne trouvant rien de plus à dire car c'était la stricte vérité : elle avait ce lien de fidélité avec Fidèle-aux-Promesses, et le chérissait car il faisait visiblement sa fierté d'esclave. Le gladiateur eut un long silence lorsque Langue-de-Miel parla d'affection passée : elle-même n'avait jamais été amoureuse de son maître mais elle soupçonnait ce dernier d'avoir eut un faible pour elle quand elle était jeune, avant de s'en lasser. Ce sont des choses qui arrivent et elle n'avait pas l'air de s'en formaliser, acceptant simplement le fait. Elle haussa des épaule,s presque maussade en réalisant enfin à quoi servait Johkta dans toute cette histoire :

    "Il n'aurait pas eu besoin de ça, je lui serai toujours dévoué tant qu'il demeure mon maître", affirma-t-elle avec aplomb, "tu poses beaucoup de questions, Langue-de-Miel."

    Shamhat plissa les yeux et sous ses airs de grande rousse pâle émergeait un faciès plutôt étranger, avec des paupières et une arête du nez forte et proprement tunguz qui se voyait surtout quand elle souriait ou plissait les yeux. Les autres gladiateurs l'esquivaient ou lui jetaient des regards mauvais, surtout maintenant qu'elle discutait aussi librement avec un homme riche et connu comme Mahyar Langue-de-Miel et partageait du vin et des fruits avec lui. Il y avait une sorte de colère ambiante, plus que de la jalousie. Encore une fois, et malgré sa visible réticence à parler des travers de son maître, la rousse demeura franche.

    "Sais-tu pourquoi on m’appelle le Licteur dans l'arène ?", demanda la rousse en soupirant, "parce que je fais respecter les lois de mon maître. Je suis celui qu'il a choisi pour corriger les autres quand il faut les punir. J'ai frappé les genoux et fouetté les dos de presque tous les hommes que tu pourras voir passer ici. Quand je n'ai pas fait pire parce que Fidèle-aux-Promesses voulait les blesser dans leur virilité. Personnellement, je n'y prend pas de plaisir mais je fais ce qui m'est ordonné. Et je n'ai jamais désobéi de ma vie entière."

    Shamhat prit un air dur lorsqu'un de ses condisciple gladiateur passa proche d'eux et la toisa d'un air méprisant, l'échange silencieux sourdant de violence tacite.

    "Personne n'aime les bourreaux, voilà pourquoi", conclut calmement Aime-les-Lois en regardant le soleil au zénith percer les fins nuages qui bordaient le ciel.
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    Mahyar Langue-de-Miel - le Mer 21 Mar - 0:13
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    L'homme libre observait son cadet s'effaroucher d'un simple touché, la chair de poule couvrant ses bras. C'était amusant, d'une certaine façon. Mahyar avait autrefois été un hédoniste et il appréciait toujours de constater le pouvoir anodin qui pouvait se loger dans un geste bien placé. C'était vain, mais distrayant. Et l'homme avait cruellement besoin de distractions.
    Quant au rôle de père, il connaissait cela mieux que personne, hochant simplement du chef en posant ses yeux clair sur Shamhat. Il comprenait, bien sûr.

    La franchise littérale de ce drôle de gladiateur le fit sourire et il dit en écho : "Tu es un drôle d'homme. Je comprends l'honorifique." Mahyar était volontiers taquin, voir doux-amer. Un peu étrange et fantasque par certains aspects, il paraissait parfois sauter d'une idée à l'autre sans queue ni tête mais rien n'était moins faux. Il analysait beaucoup derrière son calme et ses sourires. "Je questionne beaucoup, parce que j'ai à coeur de comprendre et de m'instruire. N'y vois pas de malice. Je ne suis qu'un vieil original."
    Il aurait été aisé de le croire, en effet, avec son air paisible. On ne connaissait pas d'ennemis à Langue-de-Miel. Ni manigances politiques ou quoi qui puisse entacher une réputation de solitaire érudit qui se toquait de lubies. En vérité, l'on ne connaissait pas Langue-de-Miel et c'était très bien ainsi.

    Il écoutait, Mahyar, Shamhat lui narrer qu'il était le bourreau des autres gladiateurs et cela lui donna à penser. Mahyar tiqua sur le principe. Quel genre d'homme faisait tenir le fouet à une autre main que la sienne ? Il détestait cette lâcheté ordinaire parce que cela donnait le beau rôle au maître et le mauvais à celui qui dispensait la punition. Chaque fois qu'il l'avait dû, Mahyar avait puni lui-même ses servants et esclaves. Katash avait beau être celui qui s'occupait de vérifier que tout le monde filait droit, jamais il n'avait eu à punir qui que ce soit. C'était le devoir de Mahyar, qui ne prenait nul plaisir à appliquer ses propres sentences mais sachant cependant cela parfaitement nécessaire.
    "Personne ne devrait appliquer une sentence pour un autre. Un homme, un vrai, se salit les mains plutôt que de laisser un autre le faire pour lui. Ils te détestent ainsi et non celui qui punit. C'est beaucoup trop confortable." Le mépris visible pinça un instant les lèvres sombres ourlées d'or.
    "Tu dois craindre pour ta vie : tu es celui qui les punit mais tu n'as pas le statut pour te protéger d'eux. C'est pour cette raison que tu n'as pas cillé lorsque j'ai commencé à m'intéresser à toi. Tu espères à te libérer non pas de l'arène ou de l'esclavage mais de ta situation peu enviable d'ancien favori qui t'apporte plus d'ennuis que d'avantages. De plus, ton maître t'a fait un enfant parce qu'il aime les corps féminins et tu es obligé de mettre ta virilité de côté pour son bon vouloir."

    Ce n'était même pas des questions, juste des constatations. Mahyar soupira en secouant un peu la tête, faisant osciller la chaînette d'or qu'il décoinça de sa moustache d'un index serein.
    "Tu as parfois le droit de sortir, n'est-ce pas ? Je demanderais à Fidèle-aux-Promesses de t'envoyer à moi dans trois jours. J'organise une petite réception avec quelques un de mes protégés. Tu es le bienvenu si tu le souhaite. Qui sait ? Tu pourrais bien apprécier mes soirées."
    C'était une invitation, joliment tournée. Et l'assurance de se revoir. A quel jeu donc jouait cet homme aux yeux glauques ?


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    Shamhat Aime-les-Lois - le Mer 21 Mar - 19:15
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    Un des plus grands bonheurs de cette vie, c'est l'amitié ; et l'un des bonheurs de l'amitié, c'est d'avoir à qui confier un secret. ( Gladiator OST → Now we are free ) ••• Langue-de-Miel comprenait, Shamhat le voyait bien. Elle hocha la tête en écho, sans rien dire. Il n'y avait pas grand chose à rajouter et elle n'aimait pas vraiment accentuer le pathétique de sa situation qu'elle ne trouvait pas pire qu'une autre. La taquinerie de l'homme libre étira ses lèvres d'un sourire un peu doux-amer : les esclaves ayant rarement un honorifique, elle était assez fière du sien qui résumait bien selon elle la personne qu'elle était. Cependant, elle se garda bien de montrer ce qu'elle pensait, se contentant de lui sourire aimablement, avec plus de chaleur que ce qu'elle avait mis dans son visage depuis le début de leur échange. L'esclave finit par hausser des épaules lorsque son protecteur parla de malice. La rousse eut un nouveau sourire, posant sa main sur son épaule endolorie pour la faire bouger et rouler un peu ses muscles rendus gourds par l'inactivité.

    "Je ne saurais reconnaître la malice même si elle sortait de mon cul avec milles éléphants et des jets de flammes."

    Shamhat plissa à nouveau les yeux en amandes, amusée par sa propre plaisanterie douteuse et se sachant d'une certaine naïveté face à la malignité humaine. Elle était trop droite pour savoir traquer et déceler les mensonges bien ficelés et le savait, aussi autant le reconnaître sans fard. Elle avait bien compris que son mécène était un fin lettré ayant à cœur de découvrir et de s'instruire car le personnage, bien que nébuleux, ne lui semblait pas vraiment piégeux ; c'était plutôt de l'espièglerie. Pourtant l’atmosphère s'assombrit sensiblement quand ils revinrent au sujet du maître du gladiateur, qui fixa Mahyar d'un air beaucoup plus dur que prévu. Elle détestait qu'on critique son maître, et défendait bec et ongles son honneur en général. C'était tout ce que scandait son langage corporel soudain roide et grave, les muscles tendus sous une sorte de colère muette qui s'exprimait de manière passive-agressive.

    "Loin de moi l'idée de te manquer de respect, mais je ne peux pas te permettre de sous-entendre que mon maître n'est pas un vrai homme sans défendre son honneur. J'apprécie sincèrement ton honnêteté et ta droiture", elle le toisa de manière neutre, tout en se montrant tendue à l'extrême, "mais soies prudent lorsque tu parles de mon maître devant moi", la rousse demeura un long moment silencieuse, sans s'être montré menaçante mais simplement droite comme à son habitude, "Qu'est-ce que l'honneur d'un homme ?", lui demanda-t-elle sincèrement avant de soupirer, "... je ne sais pas. Pour moi l'honneur est impossible à décrire, l'opinion le rend quelquefois si ridicule qu'il est incompréhensible."

    La Shu'aru s'était lentement relevée du banc en pierre, avec un air respectueux d'excuses sur le visage, espérant faire comprendre qu'elle avait parlé sans humeur mais avec sérieux, et surtout franchise. Mahyar était un homme fin, et elle se doutait qu'il comprendrait ses nuances. Lorsqu'il évoqua à voix haute ce que son esprit n'osait même pas formuler, Shamhat ne dit rien mais se mordit la lèvre inférieure : le diable d'homme avait milles fois raison mais elle crèverait plutôt que de le reconnaître. Fidèle-aux-Promesses l'avait toujours vu comme une femme avec une lubie. Certains gladiateurs avaient envie de lui rendre la monnaie de sa pièce alors qu'elle ne faisait que suivre les ordres sans y prendre le moindre plaisir. C'était une situation absurde et dangereuse, mais elle ne cilla pas. Mettre sa virilité de côté n'avait rien de drôle mais elle n'avait pas le luxe de choisir sa manière de vivre. Elle hocha simplement de la tête pour montrer tacitement son assentiment, sans en faire trop. Les murs avaient des oreilles ici, après tout.

    "Je n'ai pas peur de la mort", dit-elle simplement avant de répondre à une autre question, "oui, il me laisse sortir parfois", sans entrer dans les détails des plans de prostitution de Fidèle-aux-Promesses.

    Aime-les-Lois eut cependant l'air sincèrement surprise de se retrouver conviée à une soirée orchestrée par cet étrange bonhomme à la fine moustache. Pourquoi faisait-il cela ? Elle n'en avait aucune idée mais si c'était parce que son maître lui avait dit qu'elle serait docile... cela ne la gênerait pas ; elle soupçonna pourtant Mahyar d'être plus subtile que ça et lui offrit un hochement de tête ressemblant à ceux des adolescents timides, ne sachant trop quoi dire. Elle avait envie de voir à quel étrange jeu il avait envie de jouer.

    "Qui sait ?", dit-elle en lui faisant écho, la main en visière au dessus de ses yeux pour les protéger du soleil de plomb, "... je viendrai. Ton attention me touche. Que Dingir te garde, mon ami. Jusqu'à ce que nous nous revoyons."

    Sentant qu'il serait plus sage de s'arrêter là et parce qu'elle vit son maître arriver au loin, Shamhat s'inclina respectueusement devant le moustachu pour lui signifier qu'elle devait retourner à ses affaires. redressant la tête, elle lui offrit un air plus complice qu'elle ne l'aurait voulu,ne voulant pas montrer qu'elle avait hâte de le revoir. Et de voir ce qu'il lui réservait... l'esclave tourna alors les talons, louvoyant entre les autres gladiateurs pour revenir auprès de son maître. Elle avait cette allure d'un chien de chasse sifflé par son propriétaire, alerte et tendue, mais digne et forte. Même si sa vie d'esclave n'était pas la meilleure, elle n'était pas la pire non plus et le sourire qu'elle offrait à cet homme qui se servait d'elle pour ne pas avoir le mauvais rôle était vrai...

    [Clos pour moi sauf si tu veux rajouter quelque chose, vivement la suite ! Laughing]
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