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    Esclave
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    Nin'karu - le Mar 12 Juin - 23:43
    http://kurkigal.forumactif.com/t348-nin-karu-illusion-chaldeene#2788 http://kurkigal.forumactif.com/t350-nin-karu-oracles-d-herophile
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    Nin'karu
    The glow of the cities below leads us back.
    Bien le bonjour, je m'appelle Nin'karu mais on me surnomme Hérophilé. J'ai 23 ans, je suis Dayak et je fais partie des esclaves. Dans la vie, je suis sybille à l'oracle du temple de Sabaoth de Shurug et côté cœur et orientation sexuelle, sachez que je suis en couple polygame et pansexuel asexuel. Je suis également défini comme de genre Enlil Shu'aru.




    Caractère

    Certaines personnes peuvent se résigner quand la vie ne leur fait pas de fleurs. Parce qu’elles n’ont pas de dons particuliers. Mais Nin’karu est né sous une étoile bien cynique et ne s’est jamais arrêté simplement parce que les choses étaient dures ou parce qu’il n’arrivait pas à faire ce qu'on demandait. Il n’est pas un battant, n’est pas un leader ni n’a d’ambitions démesurées parce qu’il connait sa place dans la société et essaie d’en tirer parti au mieux. Cependant il parvient très bien à se sortir de situations où l’humain est un facteur clé c’est ce qui lui a d’ailleurs permis de si bien s’en tirer malgré ses origines. Les gens sont faibles, parfois, et il faut savoir en profiter pour se sauver et pour lui cela rend la vie moins difficile. Voir que d’autres souffrent aussi allège sa peine et le pousse à continuer pour ne plus avoir à se retrouver dans cette situation. Parce qu’il ne veut pas rester malheureux, pauvre et vu comme un sous-être. Il n’y a pas de mauvaise situation, sauf celle de Dayak. Être esclave est difficile, mais être Dayak est horrible, personne ne vous regarde et cette indifférence à vos souffrances, à vos problèmes et à votre existence même a poussé ce petit malin à retourner chaque faille pour vaincre.

    Parce qu’il fait jeune et à ce joli minois de travailleur du sexe qui fait roucouler les bourgeois, parce qu’il s'exprime avec cette voix mielleuse de jeune fille peu farouche et surtout parce qu’il a appris à lire les gens, à les jauger, il est un redoutable petit rat. Il peut très bien écouter et donner, mot pour mot, ce qu’une personne souhaite désespérément entendre si ce dernier a été un peu trop bavard. C’est ce qui le rend si adorable, il sait sincèrement écouter ses proches, est également capable de conseiller quand il le peut et apparaît donc honnête aux yeux des inconnus qui le pensent blanc comme neige.
    Mais il est tout au mieux d’un gris bien terne parce qu’il ne ment pas pour le plaisir, mais simplement pour se maintenir hors de cette vie dépravée et de débauches à tanguer de maison en maison quand un maître s’avère trop vicelard pour garder des esclaves sous son toit. Quand il tombe sur des gens capables d’apprécier sa qualité de beau-parleur, alors il écoute parce qu’il voit qu’il y a peut-être une meilleure vie à la clé. Il ne demande pas la liberté, mais juste la stabilité et la possibilité de jouir de moments pour lui sans devoir justifier quoi que ce soit auprès des autres. Les arts de la conversation sont difficiles et il ne les manipule qu'avec précautions. Il est suffisamment malin pour savoir que d'autres maitrisent le verbe bien mieux que lui et ces gens-là il les évite pour ne pas être démasqué. Pour tous les autres incapables de discerner le bobard du talent, alors il ne se contient pas et enserre dans son étreinte verbale ses victimes qu'il épuise à coup de confessions et de révélations à demi-mot que ces dernières perçoivent et complètent d'elles-mêmes. La suggestion est sa meilleure arme, son corps sa meilleure défense. Il semble fragile et certains n'aiment pas abîmer les choses fragiles et esthétiques et par chance il rentre dans ce carcan subjectif de la beauté. Celle que l'on maquille et que l'on prostitue contre quelques shekels.

    C’est un garçon très doux et sensible qui n’est pas indifférent à la douleur du monde, il sait apprécier la bonté et la gentillesse et n’hésite pas à donner de lui quand il est conscient qu’il n’a rien à perdre. Cependant si la menace pèse alors il fera tout pour défendre ses acquis et la loyauté il ne l’a que pour certains, peu de personnes au monde comptent à ses yeux.
    Jeune homme assez impatient il a très mauvais caractère quand les choses ne vont pas assez vite ou comme il l’espérait. Il est aussi mauvais joueur, assez évident quand mentir est facile, tricher l’est aussi et il lui est insupportable de perdre face à un autre tricheur. Quand il perd à la loyale, il crache, abuse de gestes obscènes, mais abandonne vite pour recommencer ailleurs sous l’œil attentif de ses patrons. Son statut d’esclave n’est pas le problème, il considère cela comme être un employé quand les conditions sont bonnes. Quand le propriétaire est clément et apprend à travailler avec Nin’karu. Dans les autres cas, c’est une longue descente où chaque victoire est perdue. Un enfer qu’il n’accepte pas.
    Dans ces cas où il est complice, il sait tout donner, le but et l'idée de concrétiser ce besoin vital le plongent dans une transe où tout lui est possible, rien n'est trop vil ou trop dur et il ne craindra pas de s'y perdre si l'objectif est à portée de main. D'ailleurs en équipe il est impitoyable, il sait s'entourer et compléter ses lacunes avec les forces des autres. Une équipe d'âmes sauvages prêtes à tout pour survivre. Tels des lézards au sang bouillonnant. Ils ne chassent que quand le besoin est impératif et le reste du temps, profitent de leurs maigres acquis comme s'ils étaient les rois de leur monde.
    Nin'karu n'est pas un garçon facile à effrayer ni impressionnable. Il s'est déjà fait rouler encore et encore et ces expériences, parfois douloureuses, l'ont endurci et lui ont appris les ficelles du métier. Car il n'est jamais bon de sous-estimer quelqu'un, même ce vieillard installé mollement à l'ombre des bâtiments.

    Physique


    Son esprit virevolte aux mille sons de Shurug, son corps suit dans les vagues chaleureuses et vigoureuses d'une danse fiévreuse. Son corps est fin, fluide, il prend autant de formes et de couleurs qu'il le souhaite sous les parures chatoyantes qu'il arbore. Ses longs cheveux blond terne sont colorés d'un bleu terne presque gris, il se pare comme les danseurs des nuits voilées. Cet aspect esthétique attirant beaucoup l'oeil et son corps étant l'outil de sa survie il est essentiel d'être visible. Son être ondule au rythme de ses mouvements endiablés, faisant ondoyer ses cheveux couleur du ciel d'hiver, faisant tinter ses nombreux bijoux accrochés à sa tiare de fortune. Son visage fin, très enfantin, il le doit à son corps inanna. Des yeux mi-clos impénétrables aux longs cils clairs, ses iris d'un bleu azur se confondant avec l'océan dormant. Ce grand sourire sucré qui ne demande qu'à être embrassé, qui s'étend encore et encore illuminant ces expressions déjà douces jusqu'à les rendre enivrantes, il le maîtrise comme un art pour subjuguer les gens.
    Jeune homme aux mille poses.
    Il ne se fond pas dans la masse quand il chasse, il se met à l'écart et attire des âmes perdues avec ses regards aguicheurs prometteurs de tant de choses. Ses bras qui se tendent en avant mettant en valeur ses courbes délicates qui s'échouent sur ses hanches voluptueuses, images de désir et de douceur. Il porte peu, se révèle sans pudeur ni crainte, car son corps n'est pas sujet de honte ou de dégoût. Il l'accueille comme une bénédiction, car cet air d'enfant attire naturellement la pitié et l'amour. Souvent drapé d'une tunique courte révélant le haut de ses cuisses jusqu'à ses hanches, fendue sur toute la longueur ne cachant que ce que la décence demande. Son buste svelte cache les douceurs de sa chair tendre, voilées par un tissu fin, enfilé comme un ruban supportant ces rondeurs délicates. Le reste n'est que cuivre et parures colorées et bondissantes.

    Un dayak à la finesse aérienne, ses longs cheveux couvrent son dos et ses cuisses enveloppant son corps dans une soie révélatrice. Soulignant ses traits fins, un visage comme les Dieux en sculptent à longueur de journée. Il n'est pas magnifique ou sublime, mais simple, translucide, rêvé. Ses lèvres roses peuvent dessiner toutes formes, susurrer n'importe quel mot sans jamais dégoûter et quand il lève ses yeux pour se plonger dans le regard de l'autre c'est une épiphanie aussi lente et merveilleuse que le lever du jour. Il a appris à ne jamais être horrible ou négligé et il fait attention à ses postures, à ses mots et attitudes comme si sa vie en dépendait. Il est difficile de l'imaginer en train de jurer, mais quand il est dans l'obscurité d'une maison de jeux alors il devient autre, use de sa voix pour se faire entendre, n'a cure de la pudeur et n'hésite pas à étaler son corps pour sentir les shekels couvrir sa peau. Il est animal dépravé survivant de la luxure d'autrui.

    Mon Histoire


    Le passé d'un dayak est similaire à des milliers d'autres dayaks dans tout Kur-Kigal. Un jour vous naissez et quand vous avez l'âge de comprendre l'aklo on vous explique que votre vie n'est pas votre et que vous êtes la propriété d'un pouvoir que vous ne connaissez pas et ne connaîtrez jamais. Vous êtes un objet qui se transmet de génération en génération, vos parents vous élèvent au sein puis le jour où vous développez une capacité quelconque à servir on vous sèvre pour vous déposer là où le devoir vous appelle. Vous devenez un héros du quotidien sans qui la société ne fonctionnerait pas, mais dont on ne prononce jamais le nom ni n'offre de droits.
    Parfois quand vous êtes chanceux vous restez avec les mêmes pendant plusieurs années voir même toute votre vie. Ninurta et Otshirvani eurent cette possibilité et furent assez égoïstes pour entraîner d'autres vies avec eux. Naître dayak est une fatalité, être l'intouchable parmi les intouchables c'est être moins que rien. Pas même une ombre en pleine lumière. Nin'karu était ce point invisible à l'oeil nu dans cette mer des possibles et il était rejoint par son âme soeur Nin'shura quelques mois plus tard. Apparemment même un dayak pouvait être coupable d'adultère, deux mères pour un seul père. Une famille dysfonctionnelle dans une maison bien trop petite pour y cacher ce genre d'erreurs. Les deux femmes, Ninurta et Jatayu, furent enchaînées aux champs à ne plus pouvoir approcher la demeure qui était gardée par Otshirvani, également protectrice des deux enfants. Le reste ne relève pas réellement d'un roman, mais plus d'une bien triste biographie où les étapes du deuil sont leur pain quotidien. Quand on apprend que Ninurta était envoyée à Lelag-Leng pour aider un marchand à s'installer dans la ville et que Jatayu terminait sa jeunesse dans les filets d'Irsmun, probablement emportée par la folie des lieux, il n'y a pas grand-chose à espérer. Aucun des deux enfants n'eurent de nouvelles ni n'en chercha. Les mauvaises nouvelles attirent souvent de la compagnie.

    Leur première maison se remplissait petit à petit d'une nouvelle génération chez leurs "hôtes", ces derniers ne voulaient avoir d'enfants turbulents près de leur progéniture et donnèrent Nin'shura et Nin'karu à un temple dédié à la sagesse d'Üdday. Ils avaient à peu près 7 ans, difficile de tenir compte des années qui passent quand on n'a aucun repère pour s'orienter.
    De là les choses n'ont pas beaucoup changé, ils servaient essentiellement aux petites choses du quotidien, le ménage, l'entretien général du temple, l'aide aux services et aux prières. Jamais ils n'étaient aidés ou même regardés. L'un d'eux aurait pu hurler en pleine cérémonie que personne ne se serait insurgé. Ils dépendaient l'un de l'autre pour garder la tête haute. Elle était forte et ne se laissait pas marcher sur les pieds, n'avait pas peur de répondre aux ordres, mais pouvait malgré tout courber l'échine quand le danger rôdait. Elle inspirait son complice à devenir plus sûr de lui et à pouvoir les défendre en cas de coup dur. C'était un rayon de soleil qui trouvait souvent les bons mots au bon moment pour rendre le sourire quand bien même elle n'en avait pas toujours la force. Ils marchaient tous les deux main dans la main sans s'arrêter, car même les difficultés avaient une fin.
    Le temple d'Üdday n'était pas pénible en soit, ils étaient plutôt bien traités si être ignoré est une sorte d'amour. Mais ils étaient heureux de pouvoir s'émanciper loin de la religion qui les rendait mous, dépendants. Ils avaient passé une dizaine d'années dans ce même temple qui mourait petit à petit loin de Shurug. Personne n'entretenait la flamme du savoir si loin du foyer. Ces deux étincelles étaient encore vives, mais n'avaient hérité en rien de cette sagesse émoussée, au mieux ils avaient appris à s'exprimer correctement sous peine de poncer les pierres du temple. À 17 ans ils étaient capables de définir leur priorité. Au sein du temple ils continuaient sans cesse de dire qu'ils avaient à peine 14 ans encore et encore pour ne jamais devenir adultes. Devenir adulte signifiait d'être probablement séparé. Un adulte était capable de voyager loin sans s'arrêter, un enfant devait être cadré avant de pouvoir faire de même. Mais à ce moment précis ils savaient qu'ils devaient aller de l'avant et que Shurug les appellerait. La ville enflait sous cette folie du nom de Derketo. Elle grouillait de vie et des foyers à habiter et ils étaient assez téméraires pour se retrouver même séparés par la foule en délire d'une ville aussi grande.
    Nin'karu passa sa nuit voilée au sein du temple d'Üdday, rien de phénoménal, il n'eut même pas de danseur ou de cérémonie propre. Tout au plus lui avait-on dit qu'il pourrait consommer sa nuit avec un des autres esclaves volontaires. Ce soir-là Nin'shura était déjà loin sur la route menant à la capitale. Alors il fit ce que toute personne saine d'esprit fit, il goûta au fruit défendu, mais pas avec un esclave. Un des prêtres supérieurs présents s'était laissé succomber aux charmes étranges de Nin'karu et avait emporté avec lui le jeune homme dans sa couche lui ouvrant les portes vers l'âge adulte. Cette histoire n'est pas plus sordide qu'une autre après tous les deux étaient consentants mais cela fut un déclic, ce soir-là il avait entendu tellement de choses jusque là réservées aux prêtres et aux gens respectés qu'il ne savait pas quoi en faire. C'était embarrassant et excitant de voir quelqu'un se livrer si facilement dans la vulnérabilité de cette intimité. Amant de cette sensation de pouvoir sur ceux qui le maîtrisaient le reste du temps, jouir de ces connaissances interdites et les obtenir par le plus petit travail possible. Il n'avait qu'à être beau, gentil et écouter avant d'appliquer son nouveau savoir.

    Quand, à son tour vint le jour de partir il ne prit aucun bien et traça sa route le plus simplement du monde sans jamais divulguer les secrets du prêtre. Sa première fois était un secret et il la respecterait en tant que tel. Au fil de la route, il s'ouvrait aux effets qu'un corps pouvait provoquer, sentir la faim de ceux privés d'attentions tout comme lui l'était. Sur la route pour Shurug bien des gens le regardaient et l'espace d'un instant il n'était pas esclave ou dayak, mais il était là, présent dans le regard des autres. Une liberté bien étrange où son temps et son corps étaient à lui seul. Sa nouvelle mission l'attendait dans une maison des plaisirs. Assez ironiquement il pensait que cette affection était un retour de karma pour cette petite digression lors de sa nuit voilée, mais ce n'était pas le cas. Le hasard avait conduit ce jeune homme à apprendre ce qu'il y avait à apprendre concernant l'art de la séduction, de l'écoute et du plaisir. Choses qui allaient de pair quand on voulait s'en sortir dans ce corps de métiers. La capacité à répondre il l'apprenait avec ses "clients", aucun régulier toujours des inconnus parfois très bavards parfois très actifs, peu s'inquiétaient de ce qui était dit sur ce lit des tentations. Ce qui se passe dans ces maisons reste dans ces maisons et le jeune homme ne s'y opposa jamais. Il en parlait avec ses collègues, ses maîtres et des initiés qui partageaient leurs expériences avec lui. Souvent c'était un peu confus, parfois c'était intéressant, mais c'était toujours personnel et intrusif, difficile à contrôler, à accepter, mais Nin'karu comprit comment s'isoler face à cette sensation d'effraction dans le domaine privé des gens. Il parvenait à s'écarter de tout cela et à capter l'attention des gens là où il le voulait, arrivait à faire croire à des histoires de plus en plus rocambolesques jusqu'à maîtriser l'art de l'illusion. Dans ces chambres capitonnées de soie souvent tout était charnel, intime, la vérité se révélant sur la peau nue des êtres y passant. Personne ne suspecte un menteur de se cacher en pleine lumière.
    Ces quelques années à aller et venir dans cette maison l'avaient initié, il était prêt à jouer de ce savoir et sa maîtresse au sein de cette maison close lui proposa de travailler pour quelqu'un d'autre qui serait intéressé par un hôte d'un certain genre. Un hôte capable d'exaucer n'importe quel souhait, aussi sordide qu'il soit. Il était bien loin de s'imaginer ce que certaines personnes pouvaient souhaiter et accepta de partir travailler pour un prêtre de Sabaoth aux moeurs bien questionnables. De là les choses s'enchainaient bien plus vite qu'il ne l'imaginait et se retrouvait à être ballotté de maître en maître jusqu'à y perdre cette confiance en lui et ses dons acquis au fil du temps.
    Il avait 22 ans et retrouvait au détour d'une rue, le bleu à l'âme et le corps rouge de honte, sa soeur d'âme Nin'shura qui l'enserra comme s'ils s'étaient quittés la veille. Comme si jamais ils n'avaient soufferts dans leurs vies respectives. De la revoir sourire, si ravissant et délicat, il sentait le sang lui monter aux joues. Elle était grande maintenant et n'avait toujours pas peur de refuser de faire quelque chose, mais elle avait aussi une espèce de lueur maligne dans les yeux. Quelque chose de nouveau que Nin'karu avait déjà croisé. Souvent on lui disait qu'il avait cette même lueur quand il guidait les gens dans sa couche. Prêt à bondir sur une victime et à l'écouter pour la vider de ses secrets.

    Elle revenait souvent le voir chez son maître, un gîte qui se contentait de mettre le pauvre bougre en cuisine à laver les légumes récupérés dans les ruelles le soir même. Lui était au plus bas et ne communiquait plus, épuisé et violé par ces allers-retours incessants entre des mains sales. Mais elle, elle était au sommet et tendait une main salvatrice à son reflet :

    "J'ai quelque chose à te proposer, tu devras jouer le jeu sans arrêt, mais toute cette mascarade en vaut la peine crois-moi !" disait-elle en lui susurrant les grandes lignes de ce plan très simple. Son maître était une espèce de miteux saltimbanque qui essayait simplement de faire venir des gens à ses représentations, mais de vivre avec Nin'shura lui avait ouvert une nouvelle perspective de carrière. Il voulait s'enrichir et elle ne voulait plus avoir à faire la manche dans la rue pour appâter le chaland. Elle lui proposa simplement d'être la personne la plus visible de tout Shurug en provoquant scandale sur scandale, n'ayant pas peur de pousser le vice jusqu'au bout. Rien n'était trop dévergondé ou impur pour faire parler de la dayak la plus coureuse de tout Shurug. Mais que diraient les gens si elle couchait avec son frère ? Frère capable de lire l'avenir sentimental des gens. Un conte de fée où il vit dans les astres qu'il était destiné à sa soeur même. Un conte de fée qui ferait rougir les plus puritains, mais les pousserait à la curiosité et à demander à cette sibylle comment trouver son âme soeur, comment rendre son couple heureux, comment simplement trouver quelqu'un avec qui passer du bon temps.
    Et parce qu'ils étaient ensemble, s'embrassaient, n'étaient en rien pudiques, ils étaient forts de cette relation et Nin'karu reprenait cette capacité à écouter les gens, à violer leur intimité et à répondre au mot près à l'attente de ces pauvres âmes égarées. De simples papillons attirés par la lumière glauque de ce photophore malade. La rumeur allait bon train, ce couple interdit pouvait vous dire qui serait avec vous pour le restant de vos jours, quand, comment, combien d'enfants et surtout comment séduire l'élu si vous ameniez cette personne à ces sibylles lubriques. Et l'année passait tranquillement, leur maître s'arrangeait avec des prêtes de Sabaoth pour ériger un lieu où ces deux êtres étaient disponibles pour des consultations privées. À cet endroit seulement et sous le regard amusé du Dieu rêveur. Parce qu'ils étaient visibles et surtout dans un temple, cautionné par le plus doux des Dieux, beaucoup commençaient à demander plus, des divinations sur leur avenir, sur leurs fortunes et à ce jeu vicieux le jeune homme trouvait quoi répondre avec l'appui inconditionnel et avisé de sa tendre soeur.
    En public ils étaient les sibylles dayak, donnant leurs oracles dans le temple du Dieu rêveur, inconditionnels amants de l'interdit et du péché, mais dans le recoin sombre de leur vie privée ils étaient liés par cette nécessité de survivre coûte que coûte et s'émanciper de ce trou.

    Et Vous ?
    Piou, ravie de vous rencontrer

    Personnage sur l'avatar : Paddra nsu Yeul de Final Fantasy XIII-2
    Comment avez-vous découvert le forum ?  :sone-1:
    Un petit mot doux ?  :shamhat-1:




    I'm done with having dreams
    The thing that I believe
    Oh, you drain all the fear from me.
    Voir le profil de l'utilisateur http://kurkigal.forumactif.com/t348-nin-karu-illusion-chaldeene#2788 http://kurkigal.forumactif.com/t350-nin-karu-oracles-d-herophile
    avatar
    Date d'inscription : 12/06/2018
    Messages : 26
    Age du perso : 23 ans
    Métier : Sibylle à l'Oracle de Sabaoth
    Thème : Make it up as I go - Mike Shinoda
    DC : Sone & Leire & Fenty



    Admin
    Admin
    Amra Murmure-à-l'Océan - le Mer 13 Juin - 0:09
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    Félicitations !
    Te voilà validé(e) mon poussin !
    Maintenant que tu as passé la première étape du forum, je t'invite à venir recenser ton avatar sur ce topic histoire que personne ne te pique ta tronche, faire ton petit journal ici même en suivant le modèle et si tu cherches du rp, tu peux poster une demande par ici ! Ceci étant dit, amuse-toi bien sur le forum ! Laughing



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    Métier : Hte-Prêtresse de Derketo.
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