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    Akilah Inspire-aux-Cieux - le Mar 12 Juin - 15:18
    http://kurkigal.forumactif.com/t313-akilah-brasier-glacial-d-un-astre-inquisiteur http://kurkigal.forumactif.com/t360-akilah-clarte-polaire-d-un-vol-solitaire
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    INSPIRE-AUX-CIEUX DU CLAN DU SOLEIL
    AU DERNIER INSTANT DE NOTRE VIE NOUS REGARDERONS EN ARRIERE ET NOUS NOUS DEMANDERONS CE QUE NOUS AVONS FAIT ET CE QUE NOUS N’AVONS PAS FAIT.
    Cet homme est Akilah, manant, mais nul n’oserait l'appeler ainsi, ni n’ignore qu’on le nomme Inspire-aux-Cieux. Fort de ses vingt-sept ans et pur du sang des Kigallu il est de la révérée caste des Prêtres parmis lesquels son rang de Prêtre supérieur de Dingir n’est un secret pour personne. On ne lui connaît aucune compagnie digne de lui comme en atteste son célibat mais il lui est prêté une certaine Hétérofléxibilité, son attrait apparaissant être la féminité en générale, non uniquement les femmes. Quant à lui, il est clairement défini comme de genre Shamshu.


    Caractère

    Rien ne transpire de celui qui ne laisse voir le tumulte des sentiments bataillant en son coeur, si tant est que l’on en vienne à croiser son regard.

    De cet homme dont si peu émane sinon l'implacable froid d’un jugement omniprésent, le moindre frémissement de ses lèvres, battement de ses paupières, soupir exprimé et bien d’autres signaux infimes sont tout autant de messages qu’il livre à son entourage, son auditoire et ses interlocuteurs.

    Il n’est aucune inégalité possible aux yeux impérieux de ce héraut de Dingir où le noble de naissance côtoie le pitoyable, le valeureux combattant pareil au couard infâme. On attend alors ce tressaillement, le glissement de ses mains sur ses parures, le bruissement du tissu le couvrant tandis qu’il change imperceptiblement de position, statuant alors sur son point de vu et il n’existe rien qui pourrait changer ce jugement, une fois celui-ci prononcé sans que mot ne s’échappe.

    Ainsi on le catalogue comme il condamne et on le dit hautain, suffisant, orgueilleux et méprisant. De toute évidence, ou bien le fait est dû à son manque flagrant d’expression, il n’a que faire de ce qui peut être dit ou pensé de lui. Pourtant, il est des cas où l’homme s’anime sa voix brûlante de son infinie certitude. Ce qu’il fait, émet ou prône fait loi, vérité et façonne la réalité l’entourant. Rien ne permettrait de faire entendre qu’il puisse se remettre en question et si ses mots sont rares, il ne parle qu’en de justes propos, n’actant chacune de ses affirmations qu’à l’aide d’une analyse poussée de ce qui lui sera livré des actes plus que des dépositions auxquelles il sera l’unique et suffisant témoin. Aucune réputation, bénie ou maudite ne saurait soustraire qui que ce soit à son arbitrage systématique, sinon à mettre autant de pression sur son sujet d’étude, qu’il fut un être, un lieu, un plat.

    Aux empathes les plus précis, la forteresse de son âme s’ouvrira sur une rigueur et une discipline impitoyable qu’il s’inflige à lui-même et attendant au moins l’équivalent des autres en tout et pour tout. Au plus attentif se révélera son émerveillement des arts de quelque que ce soit, trouvant la beauté dans une perfection subjective que rien ne saurait percer. Au dilatement de ses pupilles on lira sa haine de l’indigne, son amour des danses magistralement exécutée, la tendresse qu’il ressent pour une maladresse touchante. Le tremblement de ses lèvres sous entendra un sourire restreint, réservé à ceux ou ce qui aura su toucher son coeur sans qu’il ne soit attendu de lui le plus petit retour.

    Si l’on pourrait être amené à penser que sa façon d’être puisse être prise pour vanité, ce serait oublier avec quelle exactitude Akilah connaît sa place dans le monde. Du sang le plus pur, au sein de la caste la plus respectée et y occupant l’un des rangs les plus prestigieux, ses iris se baissent plus sur chacun qu’ils n’ont à monter en direction d’autrui. Malgré cela, c’est avec l’étiquette impeccable d’une éducation irréprochable qu’il se tient face à quiconque, saluant avec égard lorsque les circonstances le souhaitent. Il parle seulement tandis que son tour vient, ou offre le privilège de s’adresser à lui avec simplicité. Mais en aucun cas, sans la plus petite exception possible, ses prunelles se détachent de l’individu ou objet de son examen minutieux.

    On pourrait facilement dire que Inspire-aux-Cieux est secret, dissimulateur de premier ordre, mais rien ne pourrait être plus faux que cela. Nulle question n’est ignorée et après son passage, il ne subsiste plus le moindre doute sur les raisons de sa présence, l’état de sa réflexion ou l’idée qu’il peut se faire, car il aura transmis avec justesse tout ce qu’il y aurait à communiquer, de ses gestes courts, ses regards cinglants, ses sourires naissants et des mots choisis qu’il aura jugé bon de prononcer.

    Plus que bien né, touché par la grâce des Dieux, Akilah n’ignore pas être le fruit sans défaut du sang Kigallu et de ses alliances passés, ni l’effet que le cas peut susciter. Alors montre-t-il un visage plus doux, sans jamais quitter son attitude fermée, acceptant la considération offerte sans engager la sienne en retour. De part les richesses dont il est l’héritier, l’honneur de la fonction qu’il occupe et le charme rigoureux qui émane de lui, on pourrait le penser entouré de galantes compagnies, concubines et concubins gracieux ou en vu d’une glorieuse épousaille, parti prestigieux des plus hautes sphères qu’il incarne sans le chercher.

    Au contraire de cela, Inspire-aux-Cieux est seul. Le destin qu’il s’est décidé d’accomplir ne lui laissant guère le temps de se perdre dans les conjectures de quelques romantiques compagnie, sinon pour étancher ses besoins primaires. Comme il fut déjà dit, il sait se laisser émouvoir et nombreuses sont les rumeurs lui prêtant des traits attentionnés lors d’hypothétiques idylles secrètes avec des princesses exotiques, des danseurs frappés par la majesté… Pour autant, aucune de ces romances prêtées ne sont avérées, son unique secret demeurant les élans de son coeur qu’il restreint dans le carcan glacial de ses expressions.

    Akilah évolue ainsi parmi les hommes, comme s’il n’appartenait pas à la même espèce sans pour autant laisser entendre qu’il s’estime supérieur, quoiqu’en disent ses détracteurs dans l’ombre. Il suit la voie de son Dieu avec ferveur, comme si le peu de l’âme qu’il laissait transparaître par delà le rempart de son masque crépusculaire ne trouvait son chemin que dans l’accomplissement de ce but précis. Jamais il ne doute ni ne revient sur un jugement et alors qu’il avance sur le chemin de l’existence, il ne se retourne en aucun cas.

    Inspire-aux-Cieux est l’aigle descendant sur sa proie pour la soustraire du sol sans remord, le Soleil culminant si haut qu’aucune chaleur ne parvient à la surface, ne laissant sous les rayons de ses prunelles qu’une impression hivernale et à ses iris inquisiteur rien n’échappe.

    Physique

    La liesse est de mise, la joie dans les quartiers et la populace s'émerveille des danses qui leur sont offertes des experts émérites en la matière. Aux mouvements gracieux et rythmés s’accompagne la mélodie d’un groupe de musiciens aux sons exotiques, mais enchanteurs et les mains se rencontrent dans un balai encourageant la montée crescendo des notes s'enchaînant sans le moindre accroc.

    Puis vient la dissonance, d’abord l'unique d’une corde pincée de travers, l’instrument à vent ne souffle plus de la même vigueur, le tambour perd son tempo. Un danseur trébuche, un autre cesse tout simplement de façonner son pas. Les rires s’amenuisent et se tarissent, viennent les interrogations, puis les tons outrés se changent en murmure et rien.

    Le silence s’incarne, à l’orée même de la foule, la dépassant de deux têtes, peut être trois. L’oiseau de proie veille et rien dans son attitude ne laisse entendre un changement dans son humeur. D’où il culmine, sa solitude pour seule compagne, d’un carmin profond maintenue par un peigne d’or disciplinant tant bien que mal en chignon les flammes de sa toison encadrant en une bataille organisée des traits patriciens.

    Ceux-ci, taillés à la serpe par quelque artiste divin, dessinent le visage aquilin que l’âge n'apparaît pas parvenir à atteindre et qui, en d’autres circonstances, d’autres attitudes, aurait pu irradier les témoins de sa contemplation d’un délice rare.

    Mais il n’en est rien.

    De fins sourcils n’ayant connu pour position que celle d’une expression de condamnation éternelle surplombent un regard aux iris pareils à deux braises vivaces d’un feu polaire entourés par des paupières à mi-close. Si fermé soit-il, aucun angle mort ne semble parvenir à s’esquiver de l’estimation qui pèse.

    Un nez, léger et long promontoire, descend étroit jusqu’à la moitié de ce masque d’une noblesse égale à celle d’un rapace en chasse jusqu’au contour d’une bouche close aux lippes semblant se complaire à ne jamais s'ériger vers les cieux. Ironie de celui qui les inspire.

    Glabres ou entretenues au détail près, il ne reste de pilosité faciale à ces lignes qu’un menton qui se poursuit en une pointe acérée pour seule barbe. Alors la tête se détache, lié d’un large cou à des épaules qui le sont plus encore.

    Héritage Kigallu de siècles de batailles, il ne doit son illusoire finesse qu’à sa taille excessive, étirant une musculature entretenue par un exercice soutenu que laisse deviner sans mal les fastes parures desquelles il se recouvre. Tout atteste dans son port que cet homme de foi est un adorateur de Dingir et ne saurait se réduire qu’à la seule étude de compulses poussiéreux. Jusqu’à mi-bras, sa stature se devine et alors reparaît le noueux de sa chair tendue comme la corde d’un arc en direction de mains fermes et aux doigts épais et longs.

    Des tissus qui le recouvrent, les hauts restent légèrement ouvert pour aguicher, ou délivrer un message, de ceux qui expriment que l’on ne prétend pas simplement être du sang des guerriers les plus crains. Sa taille s’affine, témoin du choix des arts sveltes, souples et foudroyants auxquels il s’adonne probablement avec la longue-épée battant à sa ceinture sertie de pierres rares.

    Son buste tombe sur des hanches soutenant les appuis nécessaires au support d’une telle charpente et ses cuisses se révèlent à l’imagination, solides et épaisses tel un avertissement qu’aucune fuite ne serait permise face à son courroux.

    Ce titan teinté de paradoxe auréolé d’une grâce froide ne livre aucune faiblesse ni état d’âme. Forgé par les Dieux pour plaire, il s’est fait arme. Du foyer où brillent vives ses prunelles, il en a retiré toute la chaleur. De ces mains capables d’étreindre ouvertes, il les maintient fermées en marteaux répurgateurs.

    Il clos ses paupières et se détourne de ce public coi qui tentait de trouver son tort. Ce n’est que bien longtemps après son départ que la fête reprend, les artistes rassurés d’avoir plu à Inspire-aux-Cieux en ce jour de fortune.

    Son Histoire


    Né en l’an 140 de l'âge des Pleurs, le deuxième jour du cinquième mois.

    Sous les meilleurs auspices, quoique chétif en considération de sa prestigieuse ascendance, il hurle son appel à la vie avec la vigueur d’un fauve que l’on rend à sa liberté. Dernier né de Ozur Éveille-les-Coeurs et de Inarah Douce-Mélopée, il ouvre pour la première fois les yeux, entouré de ses quatre soeurs, ses vingts oncles et tantes, ses soixantes cousins et cousines et leurs deux cent trentes deux servants alors que le Soleil est à son zénith et qu’un Aigle pousse son cri puissant en passant au dessus des toits de la maisonnée.

    Ce jour, il devient Akilah du clan du Soleil et il n’existe pas d’enfant plus aimé et accompagné que lui.

    Très vite cependant, il est mis à l’épreuve. Le poupon est frêle, mange peu, souvent atteint par le mal et des guérisseurs autant que des prêtres sont demandés afin de statuer de son état, de le soutenir. Ses maux durent des jours, des semaines, des mois, se débarrassant d’une souffrance pour en accueillir une autre. Bientôt, la joie du premier instant s’efface et l’on s’inquiète, à le voir souffrir le martyr ainsi, du bien fondé des augures durant les secondes fondamentales de sa venue au monde. On l’aide finalement à voir l’aube suivante, de le mener au crépuscule jusqu’à ce que Dingir ne le rappelle enfin à ses côtés et mette un terme à sa misère.

    Passé la joie, les siens le pleurent déjà tandis qu’il tente de respirer pour atteindre une nouvelle minute supplémentaire d’existence.

    Dans un élan de peine, accablée par le chagrin, Douce-Mélopée tente de le libérer de son supplice à l’aide d’un soyeux coussin de soie, interdisant à l’air de pénétrer à nouveau ces poumons fragiles. Elle lui chante une comptine alors qu’Akilah n’apparaît pas même se débattre, les joues ruissellante de larmes d’amour meurtri et d’affliction. Son salut vient de la nuit interrompue par un cauchemar annonciateur de Lihah, sa plus jeune soeur, qui s’interpose hurlante, séparant sa mère du bambin étouffé en la bousculant de toute ses forces. Cet événement coïncidant avec le présage d’un prêtre itinérant hébergé alors fini de briser Inarah mentalement et depuis ce jour, elle se cloître dans des quartiers, laissant tout juste ses servantes s’occuper de ses soins.

    La divination ainsi annonça à la faveur de l’astre du midi que l’enfant passait là les épreuves même de Dingir, la famille de celui-ci répudie de son coeur Douce-Mélopée et prie avec force accrue le Seigneur des Cieux de bénir le garçon dans le jugement qu’il subit.

    Ainsi et malgré une mère honnit, père et soeurs parvinrent à le maintenir en vie, le voir prendre des forces, contre toute attente et le temps aidant, il parvint à la véritable enfance des années de soins plus tard. Alors que le calendrier passait pour la septième fois sur la date faste qui l’eut vu naître, il reste malingre, bien plus petit et fragile que les jeunes de son âge avec lesquels il lui est interdit de se rapprocher, crainte de le voir blessé ou pire, au vu des facéties dont la jeunesse kigallu est capable au sein du clan du Soleil. Mais Éveille-les-Coeurs veut un digne héritier et l’interesse aux armes autant qu’aux arts. Concernant ces derniers, il y voue très tôt un vivace attrait, cultive de façon précoce une compréhension que l’on attend pas même d’un jeune adulte, admire les fresques, éprouve ses yeux à la lecture, trace ses premiers caractères. Au combat, entouré de ses apparentées à qui l’on apprend bien plus qu’à devenir de belles épouses, il adopte un ersatz de style fluide, préservateur et fuyant, mais plus douées, plus âgées, elles le rossent par accident, parfois volontairements… Car si Lihah l’aime plus que sa propre vie, Mahana et Sully portent en elles la rancoeur de la perte d’esprit de leur admirée génitrice, quand à Eshuu… Eshuu va avoir quinze années, elle a bien d’autres choses à penser.

    Sous le regard d’un aïeul sévère et les coups de ses parentes, Akilah pense qu’ainsi est la normalité et découvre le goût du sang et la douleur des os brisés. Plus loin, ailleurs, on entend parler de fous mettant en doute le respect dû aux Dieux et à leur figures mortelles, les Hauts et leurs prêtres.

    Lorsqu’on le juge enfin capable de sortir, découvrir ce qu’il se trouve au delà des murs de la maisonnée familiale, le garçon vient d’avoir dix ans. Mahana que l’on appelle à présent Nuit-Choyée est mariée, Sully, enlil shu’aru connu dorénavant comme Porte-Courroux, est devenu guerrier et tous deux ont quitté le foyer. Lihah que l’on prépare au rite de la Nuit Voilée est la seule soeur encore présente et l’accompagne dans cette incroyable aventure pour lui, enchantée par la joie qu’il ne manque pas de manifester. Chaque mètre est un nouveau spectacle, une source de curiosité, si bien qu’il se coupe légèrement sur un brin d’herbe jouxtant l’allée, mais un simple doigt écorché ne le freine en aucun cas d’aller de l’avant. Après une course poursuite avec un scarabée et l’affolement de quelques chevaux poursuivis par un Akilah abasourdi, ils parviennent à la capitale. Les beautés de cette dernière lui donnent le tourni, le poussant véritablement au malaise tant ses rues sont animées, les gens si nombreux aux tenues chamarrées, les instruments jouants joyeusement des airs entraînant, les marchands hellant les bienfaits de leurs marchandises et hurlant pour passer au dessus du tumulte provoqué par le reste.

    Au détour d’une ruelle, sa soeur rit en lui tenant ses longs cheveux de feu derrière la nuque tandis qu’il rend au sol son petit déjeuner. Il veut lui montrer que ce n’est pas grave, sa nausée passé, qu’ils peuvent reprendre, mais trois jeunes hommes ne lui en laissent pas le temps. Tout juste une décade de vie lui permet déjà de savoir que Lihah est une richesse, un joyau d’une rareté infinie. Une seule escapade l’en a convaincu. Il découvre cependant l’envie, ou du moins, l'aberration exagérée de cette dernière, sauvage, alors qu’il la distingue sur leurs visages. L’échange oral est court et trop vite, ils contraignent sa soeur. Nulle peur ne l’envahit alors qu’il fonce à son secours. Un revers unique de la main le reçoit et lui brise la mâchoire le faisant s’écrouler à même le sol, moitié sonné par la souffrance, l’esprit éveillé par la seule grâce de l’adrénaline et de la colère. L’un d’eux écrase son bras gauche, le rendant encore plus incapable qu’il ne l’est de quoi que ce soit, mais Akilah ne connait ni l’orgueil, ni la fierté que l’on pourrait attendre d’un bambin de son âge et de son éducation.

    Il hurle sa rage, malgré le calvaire et pour la seconde fois de son existence, avec la vigueur d’un fauve que l’on rend à sa liberté. On vient alors, curieux. L’honneur de Lihah préservée, leur lien plus épais que jamais.

    Si le garçon n’a aucun souvenir des premiers temps de son histoire et des afflictions dont il fut la victime continue, c’est au fer blanc que sa mémoire se marque de la douleur qu’il subit durant près de quatre ans, son corps en émoi, ses os semblant vouloir déchirer ses chairs. Il passe le plus clair de son temps alité, suant en hiver comme en été, ne dormant que par intermittence, flouant son esprit, rendant l’univers vague autour de lui. Les premiers mois, il geint et pleure, demandant pitié au Dieu qu’il a certainement dû courroucer pour mériter ce supplice.

    Lihah devenue Lucidité-Divine est prêtresse de Sabaoth et tente au maximum d’être là pour veiller sur lui. Un jour lui parle t-elle des épreuves que Grand-Père-Tonnerre lui fit endurer dès ses premières heures sur ces terres, que ce qu’il subit se trouve certainement être un nouveau regard du Ciel sur lui. A celà et venant d’elle, il croit et s’accroche. Le chétif enfant devient adolescent, passant outre la torture, forge ses bras grandissant au fer de l’épée, oublie le mal en se plongeant dans la prière, l’apprentissage du dogme, l’astrologie, tout savoir est bon à acquérir pour évincer, même un fugace instant, le carcan de pointes qui l’accable en son sein.

    A l’aube de sa quatorzième année, Akilah le frêle n’existe plus depuis des mois, sa croissance se suivant à l’oeil nu ou presque, sous la surveillance de Éveille-les-Coeurs et Lucidité-Divine, laisse place à Akilah le titan.

    Convaincu que la main du Seigneur des Orages est sur lui, que ce corps est autant une prison qu’un don et au fur et à mesure que disparaissent les maux, il l’entretient et le façonne. Le père voit enfin son fils dans l’adolescent qu’il devient, le soutenant dans ses exercices, conviant professeurs après professeurs de tous les styles, tous les horizons. Son esprit croît aussi, parallèlement à ses membres, mais au contraire de ceux-ci, il n’est aucune douleur à ressentir. Il n’apprend pas, ne s’éduque pas, ne s’inspire pas non plus ni ne prend exemple sur les précepteurs qui se succèdent au pas de la porte familiale. Non. Akilah s’accapare, dévore, assimile tout ce qui lui est proposé. On lui décèle une effarante logique et une fois les notions d’un domaine acquises, il comble les manques, inexorablement, par la vivace mécanique de son mental.

    Il se passionne pour la théologie et la physique, mêlant la foi aux sciences sans y trouver de paradoxe, imbriquant les croyances de l’une dans les faits établis de l’autre selon sa propre vision des choses. Chaque jour, il demande une nouvelle leçon, chaque jour, on lui prodigue une nouvelle source de théorème, pratique, réflexion, si bien que les tuteurs viennent à manquer, certains dépassés à l’instant même où ils partagent leur savoir avec lui. Quatorze années et encore un enfant selon la culture Kigallu, il surclasse des maîtres par sa simple déduction. Néanmoins, lorsque les algorithmes seuls ne suffisent plus, il redevient le jeune garçon assoiffé de connaissances. Musique et chant sont d’autres domaines dans lesquels il se complait radieusement, mais sa voix changeante au gré de l’âge ne lui permettant pas de donner le meilleur, c’est à l’art de la danse qu’il excelle, de par sa carrure longiligne et la dexterité qu’il acquiert auprès de son père à l’épée.

    Dépassant déjà tout adulte à la capitale, le garçon porte un regard et un sourire radieux sur le monde qui a tant à lui offrir. Il lui semble que sa vie commence enfin sous le bienveillant regard du Soleil.

    Son visage se forme lui aussi, les rondeurs juvéniles se dissipant, la serpe des Dieux taillant ses traits petit à petit. La charpente immense de la demeure qu’est devenu son corps se remplit des meubles de muscles allongés, noueux, précis. Sa peau se purifie d’elle même et passé les déboires de la puberté, il découvre un nouveau regard sur lui. Des servantes de la maisonnée d’abord, puis des passantes de la cité, de nobles dames invitées à la maisonnée ou lorsque lui-même accompagne le devenu très fier Éveille-les-Coeurs en visite chez d’autres hautes familles ou au temple de Dingir. Il surprend cette attention sur des garçons, même et finalement, le genre, unique ou fluide, n’a plus d’importance et il découvre cette expression.

    Tout cela lui échappe sans le déranger. Son père le prépare à la Nuit Voilée dont Akilah connait, pour l’avoir étudiée, tout les tenants et aboutissants, sans parler des implications culturelles. Cet intérêt finalement, il ne l’apprécie vraiment qu’au reflet que lui rend les iris de Lihah. Il lui répond d’un sourire rayonnant. Plus belle encore se trouve t-elle tandis qu’elle rougit à ce geste, mais alors elle fuit et son dernier masque est celui de la honte. Akilah ne comprend pas immédiatement et s’en trouve meurtri, il craint d’avoir fauté envers celle qui incarne tout son univers. Le jeune homme en devenir se ressaisit cependant, mettant le fait sur le compte de son manque d’expérience et de son statut d’enfant selon les coutumes.

    A l’orée de sa cérémonie de passage à l’âge accompli, il oriente sa curiosité sur le genre Inanna avec tout le studieux dont on le sait capable.

    Les facteurs sont clairs à ses yeux et il met tout en oeuvre pour palier à l’absence de connaissance qu’il peut avoir en la matière. Les contes et les légendes sont légions à traiter de romances, du rapport entre les êtres lorsque leurs coeurs s’accordent et sonnent à l’unisson. Il trouve sans mal un nombre incalculable de sources qu’il juge théoriques, du premier contact jusqu’aux rapports du corps en passant par les attentions que l’on peut avoir. La perfection seule convenant à sa bien-aimée soeur, il s’exerce à la pratique emprunt d’une certaine discrétion. A cette étude poussée et détaillée, les servantes de la demeure font de parfait premier jet. Sans mal il les séduit, découvre à leur côté les jeux des adultes, apprend à performer dans ceux-ci, qu’ils soient gestuels, oraux ou purement physiques. Il passe rapidement à d’autres sujets, ses domestiques lui apparaissent des applications trop aisées. L’un de ses maîtres d’armes et néanmoins la plus douée s’appelle Eriale Doux-Regard, dont le nom est de notoriété publique comme très mal trouvé, le patibulaire de ses expressions attestant de ce point de vu. Sa conquête n’est pas simple et demande à Akilah de redoubler ses efforts tant sur le plan du combat que dans son approche romantique.

    Il triomphe pourtant dans les deux cas et découvre le fond de vérité derrière l’honorifique de la guerrière. D’autres cas suivent, dans tous les niveaux de la société kigallu. Jeune noble, musicienne, soldat, marchande, il expérimente sans cesse, acquiert des compétences qu’il mesure aux réactions de ses conquêtes... Et c’est au soir de sa Nuit Voilée qu’il se persuade être prêt, lors de cet échange purement factuel pour lui où il mène sa partenaire choisie pour sa ressemblance avec Lucidité-Divine dans un monde qu’elle seule peut voir et qui la laisse éteinte, les yeux scrutant le plafond et la félicité sur les lèvres. Ainsi devient-il officiellement un homme durant sa quinzième année et l’on soupire son nom avec désir et discrétion sur son passage. Quand l’occasion lui est donnée, il rencontre à nouveau sa chère aînée et la rassure, use de tous ses artifices pour lui faire baisser sa garde évidente, dans une infinie douceur, volontairement évasif sur ce jour où il captura la honte dans les yeux de sa soeur. Il devient l’indispensable, le confident, lui rappelle leur lien, incarne l’ami cher plus que le prétendant, la replace en confiance absolue. Bientôt, c’est elle qui le mande, glisse son bras sous le sien, pose sa tête sur son épaule tandis qu’ils sont assis sur un banc. A tous, ils sont frère et soeurs plus liés que jamais, mais rien de plus. Finalement, c’est encore elle qui, un soir d’été, se rapproche dans un souffle tiède et son visage écarlate, apparaît vouloir unir son visage à celui du jeune homme.

    Pourtant, tout à sa victoire et son consentement, après un baiser d’une brûlante attirance qui ne présageait rien d’autre qu’un rêve éveillé, elle le repousse brutalement, plongeant ses iris affolés dans les siens et dans ses traits il comprend la suite avant qu’elle ne se produise et son coeur se morcelle. Car alors qu’elle s’enfuit de la scène de ce leur crime incestueux, ou celui qu’il aurait pu advenir, il sait qu’il ne la reverra jamais en pareille circonstance.

    Devenu Inspire-aux-Cieux, il ressentait toute l’injustice d’un tel honorifique. Car si les divins eux-mêmes inclinaient leur attention à son égard, Akilah ne comprenait pas pourquoi il ne pouvait pas désirer celle qu’il avait choisi. Son tourment ne dura pas longtemps cependant, puisqu’après avoir éprouvé cette renaissance, cette identité nouvelle, auprès de tierces personnes disparates, il comprit l’errance de la prétendue Lucidité-Divine. Aussitôt la répugne-t-il, franchissant d’un pas la frontière infime et friable entre l’amour et la haine. Sa colère est aussi froide que sa douleur, pourtant, il a vécu toute sa vie en la subissant. Celle-ci est nouvelle, ce rejet lui compresse l’âme et il revoit ces moments passés, cette complicité comme autant de mensonges. Sa sincérité, son innocence d’autrefois, ce monde tel qu’il lui a été présenté jusqu’à ce jour lui semble dorénavant une mascarade et il en vient à chercher le conseil d’une personne perdue depuis longtemps, qu’on lui a dépeint comme une honte, une indigne tout juste tolérée. Vêtu et soigné comme un fils respectueux, il brise le pas interdit des appartements de Douce-Mélopée.

    Cette personne qu’il n’a jamais connu autrement que par les malédictions jetées par son géniteur et la rancoeur de ses filles, autant envers elle que lui, ne lui laisse que peu d’impression alors qu’il la rencontre vraiment pour la première fois. Elle lève un regard perdu vers lui tandis qu’il s’approche et s’agenouille à terre sans mot dire. Sans surprise, elle ne le reconnait pas, oublie même qu’il est là, attrape délicatement un coussin de soie et le serre avec la même douceur contre elle… Elle regarde celui ci tendrement, son expression virant à un profond chagrin, une tristesse infinie. Et elle l’est, il le voit avec aisance, son abattement est réel, véritable. Tout comme la hire qui se peint soudainement sur ses traits délaissés tandis qu’elle siffle le nom d’enfant de Lihah. Face à lui, il aurait pu croire que le discours qu’elle eut lui était destiné, car elle jura, invectiva sa plus jeune ainée, pour l’avoir empêchée de libérer son pauvre fils de ses mille tourments. Son aigreur glisse vers le monde entier à l’exception de cet oreiller qu’elle tient contre elle. Elle l’appelle alors Akilah et lui dit qu’elle l’aime, qu’elle est désolée.

    Il se lève et vient à elle, lui arrachant sans mal l’objet des mains et la prend à son tour dans les bras en lui murmurant qu’il est là, qu’il ne lui en veut pas et que même s’il aurait souhaité qu’elle parvienne à ces fins, ce soir là, le temps était venu pour eux deux de choisir leur destin.

    Du jour où il entre dans cette pièce, une partie de celui qu’il est disparaît irrémédiablement et une autre prend sa place lorsqu’il en ressort enfin, accompagné de l’être qui avait vécu plus d’une quinzaine d’années enfermé au coeur de ces quatre murs. Des serviteurs qu’ils croisent, le témoignage décrit un fantôme telle une ombre, dans les pas de leur jeune seigneur. Ses cheveux plus long qu’une toge, probablement recouverte uniquement par ceux-ci, d’ailleurs, le visage creusé, émacié, les membres malingres, il aurait été impossible, même aux plus anciens suivants de la famille, de reconnaître l’époustouflante grâce de Douce-Mélopée. Mais s’il est une chose qui n’échappe à quiconque croise leur chemin, c’est la flamme brillant dans les yeux du fantôme bien vivant de leur ancienne maîtresse : le brasier même d’une passion fanatique dirigée sur les épaules de celui qui la précédait et la chair de sa chair. Éveille-les-Coeurs leur barre le chemin, furibond et insulté, mais il fait dorénavant face à un homme impérieux qu’il ne reconnaît pas. Son bien-aimé fils n’est plus et il ne s’en rend compte qu’au moment où plonge en lui les braises d’un incendie glacial incarné dans les iris du corps de celui-ci. C’est tétanisé par ce qu’est devenu Akilah qu’il les laisse passer, sans n’obtenir aucune considération de celle qu’il avait séquestrée dans la honte, ni sans jamais oser la mettre à mort.

    Nul ne sait ce qui a pu s’échanger entre mère et fils, les promesses ou les serments qu’ils se firent, mais depuis ce moment précis, les sentiments de Inspire-aux-Cieux ne sont plus lisibles qu’à une élite d’empathes, la toile de son visage n’exprimant plus que le stricte minimum sinon un masque de colère contenue. Il confia ainsi sa génitrice aux soins du temple de Dingir et rentra lui-même dans les ordres de celui-ci. La boucle de son existence se ferme ainsi sur ce chapitre, celui là même dont l’on disait que la première partie de sa vie n’avait été qu’une suite d’épreuves que le dieu du Ciel lui avait fait subir venait rejoindre ce bourreau qu’il n’avait jamais cessé de voir comme une forme de père.

    Bien après sa Nuit-Voilée, Akilah s’efface et naît véritablement celui qui fut baptisé Inspire-aux-Cieux, dont jamais plus Douce-Mélopée ne se trouve loin.

    Le temps s'égrène à l’image des perles d’un chapelet. Le garçon devient un homme d’une stature jamais vue ou si peu, même au sein des tribus shurug. Parmi les fervents de Grand-Père-Tonnerre, il se renforce, se prête au jeu du combat, est défait, défait à son tour, apprend jusqu’au mot près le crédo du culte, les gestes et prières dont il n’a bientôt plus besoin ni de support, ni de l’inspiration que ses pairs peuvent lui octroyer. Il brille d’une lumière hivernale, se hissant au niveau des meilleurs puis les dépassants allègrement, comme s’il ne s’agissait que d’une étape pour lui et on le pressent très tôt aux plus hautes sphères du temple et il ne met guère longtemps avant de lier les augures aux faits. Ainsi, cinq années plus tard, accède-t-il au rang de prêtre supérieur, faisant de lui l’un des plus jeune parvenu à ce titre, si ce n’est le plus précoce, mais non le moins écouté. Fervent partisan de la destinée écrite par ceux qui l’affronte, patricien éduqué et duelliste émérite, on le voit même devenir le Haut, réalisant la prophétie de sa naissance saluée par l’aigle qui devint partie intégrante de son propre nom d’enfant, des épreuves qu’il a enduré pour devenir le champion qui se tient droit et flamme d’une noblesse au dessus même des hommes.

    Plus grand, plus fort, plus vif d’esprit, propriétaire d’un savoir inextinguible, rien n'apparaît pouvoir se placer entre lui et son évidente nomination au poste suprême un an après. Et lorsque fut choisie en lieu et place de la perfection qu’il personnifie une Inanna d’origine Arallu issue de la plus humble extraction, tous se tournent vers lui, craignant que sur ses impassibles traits s’inscrivent une hire qui briserait à jamais la perfection de son visage. Il n’en fut pourtant rien, car alors que Fenty connue sous le nom d’Aube-et-d’Or leur fut à tous présentée comme la choisie du Prêtre-Roi malgré toute l’ironie qu’elle incarnait vis à vis de ce que représentait Dingir, Akilah, culminant plus proche des cieux que quiconque, pose le premier et face à elle le genou à terre.

    Car il est un fait que personne n’ignore au sujet de Inspire-aux-Cieux : les voies du divin qu’il sert sont impénétrables et il n’est personne pour oser contrevenir à celles-ci.

    Plus tard, il sera avéré que sa Haute et lui que tout oppose au premier abord se retrouvent sur de nombreux points de vus et on le voit souvent dans son sillage, apportant son conseil silencieux lorsqu’il n’est pas à officier dans les cités du pays au nom de leur patron commun. C’est notamment sur le propos de l’esclavage que leur vision s’accorde le mieux. Inspire-aux-Cieux, qui n’y fut confronté que par ses lectures durant sa jeunesse, ignorant de la réalité même de ce concept avant d’atteindre un âge avancé et uniquement entouré de servants de métier, n’accepte pas la chose qui va à l’encontre même des préceptes de Dingir vis à vis du Destin et de son inexistence. De plus, Fenty est probablement une des rares, sinon des seules, à être parvenu à lire au travers du filet du masque glacial qu’il offre au monde et pour cela, entre autre, il la respecte malgré tout l’ennui que le fait peut lui occasionner. Enfin, il n’est pas rare que Akilah libère le fer de sa lame au nom de sa Haute, celle ci ayant vraisemblablement déposé les armes pour s’offrir corps et biens au seigneur des Cieux.

    Ainsi sa vie au temple est idéale, rêvée même. Il est un juge suprême, difficile, mais juste aux yeux de tous et sans pitié. Le marbre de ses expressions décourageant jusqu’au plus scrupuleux désespéré d’engager quelque pot de vin pour éviter le courroux qu’il est capable d’abattre. Le crime puni sans considérations des circonstances. Pour autant, d’autres priorités semblent aussi les siennes et souvent le voit-on aux côtés de Douce-Mélopée. Celle ci est redevenue le joyau qu’elle fut autrefois, voir plus radieuse encore qu’auparavant. Au pinacle de la beauté, on quête sa voix dont résultat son honorifique et sa honte passé est effacée par édit même de Inspire-aux-Cieux dont le pardon officiel qu’il fit à sa mère reste l’un des symboles de sa grande magnanimité. Elle vit cependant auprès de son fils, car depuis ce qu’il juge comme une trahison infâme, Éveille-les-Coeurs ne reçoit plus que la visite de Lihah et reste muré dans son domaine avec la honte pour seule compagnie. Nul ne sait ce qu’éprouve dorénavant Akilah au sujet de sa plus jeune soeur tandis que la flamme qu’elle ressent à son propos est de notoriété publique, traitée parfois sur un aspect romanesque, tantôt comme un embarras dont elle ne saurait se détacher. Quand aux circonstances qui ont vu ce secret révélé, rien n’est moins certain encore à ce jour.

    Ce qui l’est néanmoins, c’est que Akilah que l’on connaît sous le nom de Inspire-aux-Cieux, du clan du Soleil, semble irrémédiablement seul dorénavant, son coeur et son âme enfermés dans la forteresse de son corps ne semblant plus pouvoir être un jour libérés.

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